Antoine Bouzonnet dit Antoine Bouzonnet-Stella est le fils d'Étienne Bouzonnet, orfèvre à Lyon, et de Madeleine Stella, sœur de Jacques Stella, artiste-peintre. Il aura un frère et trois sœurs : Claudine (1636-1697), Françoise (1638-1692), Antoinette (1641-1676) et Sébastien (1644-1662). Son oncle Jacques qui ne se mariera pas, constituera avec sa sœur Madeleine et son beau-frère Étienne Bouzonnet un véritable atelier familial dans son logement du Louvre. Toute la fratrie sera initiée par leur oncle à la peinture et à la gravure, et chacun accolera le nom de Stella au sien.
Après la mort de son oncle, Antoine se rend à Rome en 1658 pour continuer ses études. Il y est reçu par Nicolas Poussin, ami de son oncle, et réalise un grand nombre de dessins par l'entremise de Giovanni Pietro Bellori. IL se rend ensuite à Venise puis à Mantoue où il copie de nombreuses œuvres que Jules Romain a réalisées dans le Palais du Te. De tous ses ouvrages, sa sœur cadette Antoinette grave à l'eau forte 25 planches représentant la marche d'une armée romaine qu'il avait exécutée d'après une frise en stuc d'une des chambres du palais. Il rentre ensuite à Paris en et devient le membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture, avec, pour morceau de réception, un tableau représentant Les Jeux Pythiens qui se trouve actuellement à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris[1].
Il travaille pour un gentilhomme demeurant en Bretagne pour lequel il peint un tableau représentant Romulus et Rémus allaités par une louve et trouvés par des bergers. Cette œuvre a été aussi gravée à l'eau forte par sa sœur Antoinette. Il se consacre ensuite essentiellement à la réalisation d'œuvres religieuses pour diverses églises se trouvant dans les villes suivantes dont : Beauvais : Baptême de Jésus, Langres : Martyre de saint Barthélemy, Nantes : Adoration des rois, Châlons-en-Champagne : Mort de saint Joseph, Angers : Mise au tombeau.
Les Chartreux de Bourgfontaine près de Villers-Cotterêts, commandent à Antoine Bouzonnet-Stella et à Claude Audran II un cycle de douze tableaux représentant le vie de saint Bruno. Dès le début de l'ouvrage les deux peintres tombent malade et ne réaliseront qu'une partie de la commande (Claude Audran II produira saint Bruno incitant ses amis à embrasser la vie monastique). Le reste de l'ouvrage sera terminé par Louis Licherie qui fera huit tableaux[2].
En 1680 il est élu professeur à l'Académie de peinture mais n'enseignera peu de temps car il meurt le .
Retable du maître-autel de l'église Saint-Martin à Mézerolles comportant trois tableaux : au centre L'Annonciation, à droite Saint Bernard donnant la communion au duc Guillaume d'Aquitaine et à gauche Apparition du Christ à sainte Lutgarde. Cet ensemble[7] est attribué à Antoine Bouzonnet-Stella par Sylvain Kerspern[8]
Homme debout penché sur la gauche,dessin à la Pierre noire rehaussée de craie sur papier beige (59,2 × 39,7 cm)[9].
Le Baptême du Christ, dessin à la pierre noire, plume et lavis d'encre brune avec rehauts de blanc[10], attribué non pas à Jacques Stella mais à Antoine Bouzonnet-Stella par Sylvain Kerspern[11]
La Cène, dessin à la plume à l'encre brune et lavis gris avec rehauts de blanc (25 × 35,5 cm)[12].
Martyre de saint Pierre dominicain, dessin à la plume et lavis (18,6 × 13 cm)[13].
Saint Pie V, plume et encre noire, lavis et rehauts blancs, (31,5 × 22 cm), collection particulière[14]
Guillet de Saint-George, Mémoires inédits sur la vie et les œuvres des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, Paris, J.B. Dumoulin, , 480 p. (lire en ligne), p. 422-434.
Charles Blanc, « Collection de Pierre-Jean Mariette : Jacques Stella », dans Trésor de la curiosité tiré des catalogues de vente de tableaux, dessins, estampes, livres, marbres, bronzes, ivoires, terres cuites, vitraux, médailles, armes, porcelaines, meubles, émaux, laques et autres objets d'art avec diverses notes & notices biographiques, t. 1, Paris, Chez veuve Jules Renouard, (lire en ligne), p. 302.
Auguste Jal, « Stella (Jacques) ?1596-1657, (François) ?1613-1647 », dans Dictionnaire critique de biographie et d'histoire : errata et supplément pour tous les dictionnaires historiques d'après des documents authentiques inédits, Paris, Henri Plon imprimeur-éditeur, , 2e éd. (lire en ligne), p. 1149-1150.
Marius Audin et Eugène Vial, Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art de Lyonnais, Paris, Bibliothèque d'art et d'archéologie, 1918-1919.
Roger-Armand Weigert, « Bouzonnet Stella (Antoine Bouzonnet dit) », dans Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIe siècle, t. II Boulanger (Jean)-Chauveau (François), Paris, Bibliothèque nationale, (lire en ligne), p. 75.