La consonne spirante labio-vélaire voisée est un son consonantique utilisé dans certaines langues parlées. Le symbole dans l'alphabet phonétique international est [w].
Voici les caractéristiques de la consonne spirante labio-vélaire voisée.
- Son mode d'articulation est spirant, ce qui signifie qu’elle est produite en contractant modérément les organes phonateurs au point d’articulation, causant à peine une turbulence.
- Son lieu d'articulation est labio-vélaire, ce qui signifie qu'elle possède deux points d'articulation, bilabial d'une part, c'est-à-dire les deux lèvres arrondies, et vélaire d'autre part, la partie postérieure de la langue opérant une constriction au niveau du voile du palais.
- Sa phonation est voisée, ce qui signifie que les cordes vocales vibrent lors de l’articulation.
- C'est une consonne orale, ce qui signifie que l'air ne s'échappe que par la bouche.
- C'est une consonne centrale, ce qui signifie qu’elle est produite en laissant l'air passer au-dessus du milieu de la langue, plutôt que par les côtés.
- Son mécanisme de courant d'air est égressif pulmonaire, ce qui signifie qu'elle est articulée en poussant l'air par les poumons et à travers le chenal vocatoire, plutôt que par la glotte ou la bouche.
Le français possède ce son, qui peut être provoqué soit par la lettre w, soit par le digramme ou lorsqu'il est situé devant une voyelle : ouate [wat].
Il est aussi employé dans certaines régions comme allophone de la consonne spirante labio-palatale [ɥ], comme dans le mot huit, qui se prononce alors [wit].
Il est équivalent au w anglais et au ł polonais. On le retrouve aussi en italien, comme dans uomo.
Il existe en occitan, plus exactement en gascon où il est représenté par v entre deux voyelles, comme dans lova.
Le ў (ŭ) biélorusse, parfois assimilé au [w], est plus précisément la semi-voyelle [u̯].
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Les parties grisées indiquent une articulation jugée impossible. Les cases blanches vides indiquent des articulations théoriques possibles mais non encore attestées. Les cases marquées d’un astérisque (*) indiquent des sons attestés non encore représentés officiellement dans l’API.
Lorsque deux symboles apparaissent dans une case, celui de gauche représente une consonne sourde, celui de droite une consonne voisée (ne s’applique pas aux clics, présentés au centre des cases en bas du tableau).
Les cases séparées par des pointillés emploient normalement les mêmes symboles API de base, et ne diffèrent éventuellement que par les diacritiques appliqués pour déplacer leur articulation, par exemple la nasale n represente une dentale ou une alvéolaire.
Les affriquées t͡s, d͡z, t͡ʃ, d͡ʒ, t͡ɕ, d͡ʑ sont parfois notées à l’aide des ligatures ʦ, ʣ, ʧ, ʤ, ʨ, ʥ ne faisant plus partie de l’API (il est recommandé de les remplacer par les deux articulations, liées avec une ligature tirant – suscrite ou souscrite).
Les occlusives injectives sourdes, sont parfois notées à l’aide des symboles ƥ, ƭ, ƈ, ʠ (formés sur la base de la consonne pulmonique correspondante avec une crosse ajoutée), qui ne font plus partie de l’API (il est recommandé de les remplacer par le symbole de la consonne voisée avec l'anneau diacritique de dévoisement).
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