En 2013, elle apparait dans la série télévisée consacrée à l'art « What Do Artists Do All Day? » (« Que font les artistes toute la journée ? ») sur la chaine anglaise BBC Four, où elle parle de son travail[3]
Parmi ses œuvres les plus connues, on peut signaler :
Thirty Pieces of Silver (1988/89)[4]: Installation conservée à la Tate, qui comprend plus d’un millier d’objets en argent aplatis, des cuillères, des chandeliers, des trophées, des étuis à cigarettes, théières et les trombones. Tous ces objets ont été cérémonieusement écrasés par un rouleau compresseur à la demande de Cornelia Parker. L'artiste a ensuite disposé les objets d'argent transformés en disques en trente groupes, ensuite chacun suspendus à environ une trentaine de centimètres du sol par des centaines de fils. Chaque "disque" est d'environ quatre-vingt dix centimètres de diamètre et ils sont méticuleusement accrochés en rangées bien ordonnées, si bien que leur configuration globale s’adapte à chaque espace dans lequel l'œuvre est exposée. Le titre fait référence à l’histoire biblique de la trahison de Judas Iscariote envers Jésus en échange de trente pièces d’argent.[1]
Cold, Dark Matter: An Exploded View (1991)[1]: installation exposée à la Tate Gallery à Londres. Cornelia Parker est partie d'une cabane de jardin, qu'elle a d'abord fait littéralement exploser par l'armée britannique, et dont elle a ensuite regroupé et suspendu les morceaux, comme si l'explosion avait été figée dans le temps. Au centre de l'œuvre, une lumière projette les ombres des débris sur les murs[1],[5].
May be, en collaboration avec Tilda Swinton (1995)[1]: performance et installation d'abord présentée à la Serpentine Gallery, à Londres. Une actrice (Tilda Swinton) repose, apparemment endormie, dans une vitrine, pendant que le public la regarde[1],[6].
Meteorite Lands on the Houses of Parliament (1998): tableau de 53.8 x 68,7 cm, exposé au Museum of Modern Art à New York. Pour réaliser cette œuvre, Cornelia Parker a chauffé une véritable météorite, puis l'a posée sur une carte de la ville de Londres, où la météorite a laissé son empreinte en brûlant et traversant la carte.
Magna Carta (An Embroidery) (2015) : tapisserie de 13 mètres de longueur reprenant le contenu d'un article de Wikipédia sur la Magna Carta, réalisé à l'occasion des 800 ans du texte[7],[8].