Les Duala sont un peuple d'Afrique centrale vivant au Cameroun, dans la ville de Douala, dans la région du Littoral autour de cette ville, la capitale économique du pays. Ils font partie du groupe Sawa, des populations qui parlent une langue bantoue, le Duala. Les Duala sont divisés en 4 cantons: Akwa, Bèlè-Bèlè, Bell et Deido.
Leur langue est le douala, une langue bantoue dont le nombre de locuteurs natifs est estimé à 1 500 000 voire 2 000 000, parlée en majorité dans la ville et ses environs, et également dans une bonne partie du Sud-Ouest du Cameroun. Elle est également la langue véhiculaire du peuple Sawa, comprise et parlée majoritairement par ceux-ci.
Le Duala est parlé majoritairement dans la ville de Douala dans des quartiers tels que : Deido, Akwa, Bonanjo, Bonapriso, Akwa Nord, Bonassama, Bonaberi, Bonendale etc. , et également dans des villages proches tels que : Ewodi, Jebale, Yabassi et du côté Nord tels que : Bomono, Dibombari, Bôn, Nkongsamba etc.
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Les Duala partageraient avec une grande partie des peuples dits Sawa du Cameroun un ancêtre commun Mbongo. Celui-ci a donné naissance à Mbedi qui à son tour a engendré Ewale communément appelé "Ewale a Mbedi" (Ewale fils de Mbedi). C'est ce dernier qui est l'ancêtre proprement dit des Duala. Le terme "Duala" serait lui-même une déformation de l'expression "Du'Ewale" qui signifie «de Ewale».
Historiquement ils sont réputés avoir migré depuis une zone entre le Gabon et le Congo, jusqu'au Cameroun à l'embouchure du fleuve Oli (ancienne appellation du fleuve wouri) où ils trouvèrent installés les Basaa et les Bakoko.
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Les Duala étant un peuple côtier, leurs activités sont souvent tournées vers l'océan et l'estuaire du fleuve Wouri, comme en témoignent leurs arts[3] et activités traditionnelles, telles les courses de pirogues[4].
Aujourd'hui le pays Douala est largement christianisé. Autrefois les sociétés secrètesLosango (sing. Isango) y jouaient un grand rôle[5].
Isaac Moumé Etia, Quelques renseignements sur la coutume locale chez les Doualas, Clermont-Ferrand, (Tome 1,2,3,4), Impr. Raclot frères, Clermont-Ferrand, 1927- 1928
(en) Ralph A. Austen, Middlemen of the Cameroons Rivers : the Duala and their hinterland, c.1600-c.1960, Cambridge University Press, Cambridge, New York, 1999, 252 p.
Manga Bekombo Priso, Penser l'Afrique : regards d'un ethnologue dwálá (textes choisis et présentés par Alfred Adler, Raymond Verdier et Marie-Dominique Mouton), Société d'ethnologie, Nanterre, 2009, 366 p. (ISBN978-2-901161-89-9)
René Bureau, Le peuple du fleuve : sociologie de la conversion chez les Douala, Karthala, 1996, 238 p. (ISBN9782865376315)
(de) E. Dinkelander, « Die Lolango oder Geheimbünde der Duala », Evangelisches Missions Magazin, Stuttgart, 48 (2), , p. 67-70
M. P. Harter, « Les courses de pirogues coutumières chez les Dualas ou pembisan à myoloo Duala », Revue d’études camerounaises, 1960 p. 33-45
Éric de Rosny, Les yeux de ma chèvre : sur les pas des maîtres de la nuit en pays douala (Cameroun), Plon, Paris, 1981, 458 p.
(en) Rosalinde Gregor Wilcox, The maritime arts of the Duala of Cameroon : images of power and identity, University of California, Los Angeles, 1994, 510 p. (thèse)
(en) Rosalinde G. Wilcox, « Writing as a motif in the Duala stool », Baessler-Archiv (Berlin), vol. 46 n° 1, 1998, p. 1-30