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Schéma simplifié de la fibrinolyse. Les flèches bleues représentent la stimulation, les rouges l'inhibition.
La molécule centrale de la fibrinolyse est la plasmine. C'est une protéase qui dégrade la fibrine en différents fragments appelés produits de la dégradation de la fibrine et dont les D-dimères font partie. Ces fragments une fois libérés se dissolvent dans la circulation. C'est cette dissolution du maillage de fibrine qui permet la disparition du caillot formé durant l'hémostasesecondaire.
le plasminogène sanguin, synthétisé par le foie, possède une affinité pour la fibrine et est incorporé dans le caillot lors de sa formation (ce qui permettra de le dégrader plus tard) ;
la pro-urokinase est activée en urokinase par la kallicréine et la plasmine (amplification de la fibrinolyse)[4]. Ce système amplifie mais ne déclenche pas la fibrinolyse.
l'urokinase active le plasminogène en plasmine au niveau du caillot, tout comme pour l'activateur tissulaire du plasminogène (t-PA).
Pour permettre la cicatrisation de l'endothélium, une molécule assure que la plasmine ne soit pas biologiquement disponible et dissolve, ainsi, le caillot trop tôt, l'alpha2-antiplasmine[5]. La plasmine devient active une fois que l'alpha2-antiplasmine est entièrement consommée. D'autres protéines inhibent naturellement la fibrinolyse, comme le TAFI ou le PAI-1[6].
Le dosage sanguin des D-dimères (produits de la dégradation de la fibrine) peut être utile pour le diagnostic d'une thrombose (thrombose veineuse profonde par exemple)[9].
Diagnostic différentiel :
La fibrinolyse primitive peut être confondue avec la CIVD (coagulation intravasculaire disséminée) du fait de la présence des PDF dans le plasma, mais le paramètre tranchant dans cette situation est les D-dimères qui sont présents dans la CIVD mais absents dans la fibrinolyse primitive.
↑M. C. Alessi, « Le système fibrinolytique : activation et inhibition. ses modifications en cas de CIVD », Réanimation, vol. 11, no 8, (DOI10.1016/S1624-0693(02)00306-7, lire en ligne, consulté le )
↑A. Levrat, A. Gros, L. Rugeri et K. Inaba, « Evaluation of rotation thrombelastography for the diagnosis of hyperfibrinolysis in trauma patients », British Journal of Anaesthesia, vol. 100, no 6, , p. 792–797 (ISSN0007-0912, DOI10.1093/bja/aen083, lire en ligne, consulté le )
↑Brandon H. Tieu, John B. Holcomb et Martin A. Schreiber, « Coagulopathy: Its Pathophysiology and Treatment in the Injured Patient », World Journal of Surgery, vol. 31, no 5, , p. 1055–1065 (ISSN0364-2313 et 1432-2323, DOI10.1007/s00268-006-0653-9, lire en ligne, consulté le )