Président de la Société des gens de lettres | |
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Fauteuil 14 de l'Académie française | |
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Naissance | |
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Décès | |
Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Houssaye (d) |
Nom de naissance |
Henry Georges Housset |
Nationalité | |
Formation | |
Activités | |
Père | |
Mère |
Anne-Stéphanie Bourgeois (d) |
Fratrie | |
Conjoint |
Eugénie Ritter (d) |
Enfant |
Jeanne Houssaye (d) |
Parentèle |
Edmée Brucy (grand-mère) |
Membre de |
Académie française (- Société philologique hellénique de Constantinople (d) () Ligue de la patrie française |
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Distinction |
Henry Houssaye, né à Paris le et mort dans la même ville le , est un historien, critique d'art et critique littéraire français.
Fils de l’écrivain Arsène Houssaye, alors inspecteur général des musées de province, et de sa première épouse Anne-Stéphanie Bourgeois, fille de l'artiste-peintre Edmée Brucy, Henry Houssaye fit ses premières études au lycée Henri-IV à Paris et termina son instruction sous la direction particulière du poète Philoxène Boyer. Il voulait d'abord être peintre, mais un voyage en Grèce qu'il entreprit en 1868 nourrit son intérêt précoce pour l’histoire de la Grèce antique, dont il fit le sujet de plusieurs ouvrages : Histoire d’Apelles (1867) ; L’Armée dans la Grèce antique (1867) ; Histoire d’Alcibiade et de la République athénienne, depuis la mort de Périclès jusqu’à l’avènement des trente tyrans (1873) ; Le Premier Siège de Paris, an 52 avant l’ère chrétienne (1876) ; d’articles comme : Le Nombre des citoyens d’Athènes au Ve siècle avant l’ère chrétienne (1882) ; L’Ostracisme à Athènes (1883) ; La Loi agraire à Sparte (1884) ; et de deux recueils d’essais : Athènes, Rome, Paris, l’histoire et les mœurs (1879) et Aspasie, Cléopâtre, Théodora (1889).
De retour en France lors de la guerre franco-prussienne de 1870, il servit comme sous-lieutenant et comme officier d'ordonnance et fut nommé chevalier de la Légion d'honneur pour s'être distingué dans plusieurs batailles. Après la guerre, il se consacra totalement à son œuvre historique et critique. Il aborda l’histoire, particulièrement l’histoire militaire, de Napoléon Ier avec 1814 (1888), qui n’eut pas moins de 46 éditions. Il publia ensuite 1815, ouvrage monumental en trois parties (publiées en 1893, 1899 et 1905) qui s’appuie sur la quasi-totalité des sources alors disponibles et comporte un appareil critique extrêmement abondant.
Journaliste, il collabora à de nombreux périodiques auxquels il donna des articles d’archéologie, d’histoire et de littérature : L'Artiste, La Presse, la Revue du XIXe siècle (sous le pseudonyme de Georges Werner), La Revue française, la Gazette des beaux-arts, Le Journal des Débats.
Il fut élu à l’Académie française en 1894.
Le , il a épousé dans le 8e arrondissement de Paris, Eugénie Ritter, née le à Nevada City, en Californie. À ce sujet, André de Fouquières a écrit : « Il avait épousé une Américaine qui tenait fort à ce qu’on l’appelât comtesse Henry Houssaye[1]. »
Il fut Président de la Société des gens de lettres de 1896 à 1899.
Henry Houssaye habita d’abord l’hôtel particulier de son père 39, avenue de Friedland dans le 8e arrondissement avant de s’installer 50, avenue Victor-Hugo dans le 16e arrondissement.
Jugements cités par Joseph Uzanne[2] :
(liste non exhaustive)
L’Académie française lui attribuait à tort deux romans posthumes (Henry Houssaye n’a écrit aucun roman) : Terre de haine (1963) et Un baiser sur le Rhin (1964), œuvres d'un autre Henry Houssaye.