Janville | |||||
![]() L'église Saint-Étienne ![]() Vue de la place de l’Étape. | |||||
![]() Blason. |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Centre-Val de Loire | ||||
Département | Eure-et-Loir | ||||
Arrondissement | Chartres | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes Cœur de Beauce (siège) | ||||
Maire délégué | Jean-Louis Baudron | ||||
Code postal | 28310 | ||||
Code commune | 28199 | ||||
Démographie | |||||
Population | 1 838 hab. (2016 ![]() |
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Densité | 151 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 48° 12′ 05″ nord, 1° 52′ 59″ est | ||||
Altitude | 136 m Min. 127 m Max. 140 m |
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Superficie | 12,19 km2 | ||||
Élections | |||||
Départementales | Voves | ||||
Historique | |||||
Intégrée à | Janville-en-Beauce | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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Janville est une ancienne commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Janville-en-Beauce.
La commune de Janville est située dans la région naturelle de la Beauce.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Agenville avant le 4 août 1065 (Actes de Philippe 1er, n° 19, p. 56) ; Hiemivilla vers 1120[1] ; Jonis Villa vers 1130 ; Jerevilla vers 1140 ; Jenvilla en 1141[2] ; Hienvilla en 1154[3] ; Yeinvilla en 1189[4] ; Hyenvilla en 1226[5] ; Yenvilla en 1299[6] ; Yenville en Beauce en 1379[7] ; Yenville en 1381[8] ; Yenville en 1411[9] ; Jenville en 1427[10] ; Jonville en 1475[11] ; Yenville en 1490[5] ; Janville au Sel en 1592[12] ; Yanville en Beauce en 1730[13] ; Yenville en 1740[14] ; Yenville au XVIIIe siècle (Carte de Cassini).
De Heminus, nom de personne d’origine germanique, et villa (domaine rural)[réf. nécessaire].
La commune fut chef-lieu du district de Janville de 1790 à 1795.
Entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[15], dont Janville[16]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[17]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[18].
Le , elle fusionne avec Allaines-Mervilliers et Le Puiset pour constituer la commune nouvelle de Janville-en-Beauce dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [19].
Depuis 2017, Janville est le siège de la communauté de communes Cœur de Beauce, la cinquième d'Eure-et-Loir par sa population, environ 25 000 habitants (2015). En 2018, la communauté regroupe 51 communes.
Sur les communes de Janville et Poinville, un groupe de cinq éoliennes Nordex N90/2300 a été installé en décembre 2005 par la société Eurowatt. Les nacelles sont à 80 m de hauteur et les pales ont un diamètre de 90 m, ce qui conduit à une hauteur totale de 125 m. Chaque turbine ayant une puissance de 2,3 MW, le parc totalise une puissance nominale de 11,5 MW[22].
Ce parc éolien, mis en service en par la société Ardian sur les communes de Janville et d'Oinville-Saint-Liphard, réunit quatre turbines Nordex N90/2500 d'une puissance de 2,5 MW chacune, développant une puissance nominale de 10 MW[22].
Mis en service en par la société JPee sur les mêmes communes, ce parc regroupe quatre turbines Nordex N90/2500, totalisant également une puissance nominale de 10 MW[22].
L'église Saint-Étienne est rebâtie entre le XIIIe et le XIXe siècle. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [23].
La chapelle de la Sainte-Trinité de l'ancien Hôtel-Dieu, dite de la Sœur Saint-Henri, est répertoriée dans l'Inventaire général du patrimoine culturel[24] : présentant des éléments du XIIIe siècle, elle est également ornée de vitraux réalisés par les ateliers Lorin de Chartres[25].
L'ancien château est aujourd'hui converti en maison de retraite.
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur à la tour d'argent, ajourée et maçonnée de sable, ouverte du champ, accostée de deux gerbes de blé d'or; à la filière cousue de gueules. |