Le jitte (十手, じって ), également prononcé jittei (十手, じってい ) ou jutte (十手, じゅって )[1], est une arme traditionnelle japonaise utilisée principalement au cours de la période féodale de l'histoire du Japon. Elle est similaire au sai, mais ne possède qu'une seule « griffe », contrairement au sai qui en a deux.
C'est une des nombreuses armes des ninjas, mais aussi des policiers ; elle permettait de neutraliser sans tuer, car non tranchante et dépourvue de réelles « pointes » (bien que la lame soit particulièrement effilée).
Ces armes étaient souvent utilisées par paires, ou accompagnées d'une arme telle qu'un sabre ou un couteau.
Le jitte permettait de coincer puis de briser une lame adverse, ou même de saisir l'arme de l'ennemi pour prendre le dessus lors d'un combat.
C'était une arme appréciée pour son efficacité, bien que le sai soit théoriquement plus efficace, puisqu'il était « le double » d'un jitte avec ses deux « griffes ».
Certains jitte avaient, attachées à la pointe de leurs lames, des chaînes munies d'une boule de bois ou d'un boulet métallique. On les appelait alors kusari chigiriki.
Ce genre d'arme a eu une diffusion plutôt importante chez les ninjas, surtout à l'époque où ils faisaient plus ou moins office de police, dans les temps proches de la révolution au Japon, au milieu du XIXe siècle, bien qu'elle ne fût pas autant utilisée que les ninja-tô, kyoketsu shoge ou kusarigama.