Il est le créateur de nombreuses couvertures de magazines et d’éditions d’œuvres littéraires. Il est également l'auteur de recueils et d'albums, de dessins pour la publicité, d'objets et motifs de décoration d'intérieur et d'un décor de film.
Son père, le peintre vietnamienLê Phổ (1907-2001), fils du vice-roi du Tonkin, venu en Europe en 1931[3] pour achever ses études aux Beaux-Arts, se fixe à Paris en 1937. Après la Seconde Guerre mondiale, il épouse la fille d'un officier français, la journaliste française Paulette Vaux. Le couple habite rue de Vaugirard. Leurs deux fils, Pierre Le-Tan Alain Le Kim, vivent dans un milieu imprégné d'art. Pierre est dès lors initié[4].
Pierre Le-Tan dessine beaucoup. Dans sa jeunesse, il fréquente plusieurs salons, dont celui d'Hélène Rochas[4]. En 1967, sur les conseils d'un ami américain de sa mère, David Rowlandson Preston, il envoie des dessins au New Yorker[5], qui publie les premiers en culs de lampe dès avril 1968, il n'a que 17 ans. Sa première couverture pour le prestigieux magazine apparait le 14 février 1970. Dix-huit couvertures sont publiées avec ses illustrations entre 1970 et 1987.
Il a trois enfants avec son ex-épouse l'autrice Plum Le-Tan (née Lesley Cowan)[7], Alexis, né en 1975, qui est son agent, Olympia, née en 1977 qui est styliste et pour laquelle il a réalisé de nombreux visuels[3], ainsi que Cléo[8], née en 1985, autrice du roman Une famille qui est libraire à New York.
Il vivait à Paris, place du Palais-Bourbon[4], avec sa seconde épouse Tobore Ukochovbara[7] avec qui il a deux enfants, Edward et Zoé.
Paris de ma jeunesse, préface de Patrick Modiano, Aubier, 1988 ; réédition enrichie, Stock, collection « La Bleue », 2019, 147 p. (ISBN978-2-234-08881-8).
Lettres de Marik Loisy, Aubier, 1989.
Album, Aubier, 1990.
Épaves et débris sur la plage, préface de Patrick Mauriès, Le Promeneur, 1993.
Juan Manuel Bonet(pt) (dir.) et al., Pierre Le-Tan, Madrid, Aldeasa, 2004 (ISBN8-480-03435-1) — Catalogue de l'exposition rétrospective du musée Reina Sofia de Madrid.
Denis Cosnard, « Pierre Le-Tan, promeneur mélancolique », Les Échos : Série limitée, no 46, (Lire en ligne sur Le Réseau Modiano, consulté le ).