Saint-Marcel-de-Félines | |||||
![]() Centre bourg de Saint-Marcel-de-Félines. | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
Département | Loire | ||||
Arrondissement | Roanne | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes de Forez-Est | ||||
Maire Mandat |
Frédéric Lafougère 2020-2026 |
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Code postal | 42122 | ||||
Code commune | 42254 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Félinoise, Félinois | ||||
Population municipale |
807 hab. (2022 ![]() |
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Densité | 36 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 45° 52′ 09″ nord, 4° 11′ 32″ est | ||||
Altitude | Min. 311 m Max. 524 m |
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Superficie | 22,43 km2 | ||||
Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
Aire d'attraction | Roanne (commune de la couronne) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton du Coteau | ||||
Législatives | Sixième circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Liens | |||||
Site web | saint-marcel-de-felines.fr | ||||
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Saint-Marcel-de-Félines est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. En 2022, elle compte 807 habitants.
La commune de Saint-Marcel-de-Félines se trouve dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].
Elle se situe à 62,55 km par la route[Note 1] de Saint-Étienne[1], préfecture du département, à 28,13 km de Roanne[2], sous-préfecture et à 22,85 km du Coteau[3], bureau centralisateur du canton du Coteau dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Balbigny[I 1].
Les communes limitrophes sont : Neulise au nord, Pinay à l'ouest, Saint-Georges-de-Baroille au sud-ouest, Saint-Just-la-Pendue à l'est, Néronde au sud-est et Balbigny au sud.
Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Neulise (3,9 km), Pinay (4,2 km), Saint-Jodard (4,8 km), Néronde (4,9 km), Saint-Just-la-Pendue (4,9 km), Saint-Georges-de-Baroille (5,1 km), Balbigny (5,6 km), Croizet-sur-Gand (6,1 km).
La superficie de la commune est de 22,4 km2 ; son altitude varie de 311 à 524 mètres[5]
En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 814 mm, avec 9,8 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Fourneaux », sur la commune de Fourneaux à 10 km à vol d'oiseau[8], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 900,1 mm[9],[10]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].
Au , Saint-Marcel-de-Félines est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (61,2 %), zones agricoles hétérogènes (21,4 %), forêts (14,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %), terres arables (1 %), eaux continentales[Note 4] (0,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 388, alors qu'il était de 388 en 2013 et de 377 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 79,4 % étaient des résidences principales, 9,3 % des résidences secondaires et 11,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,9 % des appartements[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Marcel-de-Félines en 2018 en comparaison avec celle de la Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (9,3 %) supérieure à celle du département (4,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 75,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77 % en 2013), contre 58,7 % pour la Loire et 57,5 % pour la France entière[I 3].
Typologie | Saint-Marcel-de-Félines[I 2] | Loire[I 4] | France entière[I 5] |
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Résidences principales (en %) | 79,4 | 85,6 | 82,1 |
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 9,3 | 4,1 | 9,7 |
Logements vacants (en %) | 11,3 | 10,4 | 8,2 |
Le nom de Félines trouve son origine dans le terme latin « Figulina », qui signifie « atelier du potier ». Cela s'explique par le fait qu’un hameau de la commune était situé sur un sol particulièrement riche en argile utilisée par les potiers. Ainsi, de nombreux ateliers de poterie, mais aussi de fabrication de tuiles et de briques, furent établis dans ce hameau qui prit le nom de Félines.
Quant à Saint-Marcel, son étymologie suscite deux hypothèses, bien qu'aucune ne soit avérée. La première hypothèse est que le nom provient des premiers seigneurs de la maison forte présente dans le village. La seconde hypothèse est que Saint-Marcel est issu de « Marcellus » qui fait référence à un pape du 4ᵉ siècle et à un évêque de Paris au 5ᵉ siècle[16].
L'Oppidum du Crêt Chatelard témoigne de l'Implantation antique d'une communauté sur le site de Saint-Marcel-de-Félines, de nombreuses poteries et médailles romaines y ont été découvertes. Le village est ensuite mentionné dès le Xᵉ siècle.
Sa maison forte sera attaquée au XIVᵉ siècle par les Grandes Compagnies, ces regroupements de mercenaires qui vivaient de pillages, après la guerre de 100 ans.
La Seigneurie de Saint-Marcel fut possédée, à l'origine, par une famille qui avait pris le nom de son fief, dès 1095, puis passera notamment aux Tholigny et aux Talaru en 1578. Ces derniers, seigneurs de Chalmazel, firent exécuter de grands travaux intérieurs et extérieurs entre 1580 et 1690, pour aboutir au château actuel. Depuis, le château n'a pas subi de modifications notoires.
En 1988, Mary-Ange Hurstel reprend le château avec son mari, à la mort de Mme la Comtesse Henriette Laurent des Garets (maire de Saint-Marcel de 1947 à 1977), La création d'un théâtre de verdure, l'embellissement du parc et les travaux très importants engagés dans les communs (ancienne ferme) par les nouveaux propriétaires ajoutent à la richesse et à la renommée patrimoniale de ce lieu ouvert à la visite.
Saint-Marcel est une commune riche en activités artisanales et commerciales, particulièrement dans les domaines du tissage (Entreprise Linder).
Sa vie associative y est intense et fait également la renommée du village, certains événements sont reconnus au niveau départemental.
La commune de Saint-Marcel-de-Félines est membre de la communauté de communes de Forez-Est[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le 1er janvier 2017dont le siège est à Feurs. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[17].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Roanne, au département de la Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Coteau pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la sixième circonscription de la Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[18].
Le conseil municipal de Saint-Marcel-de-Félines, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[19] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[20]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15. La totalité des quinze candidats en lice[21] est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 36,72 %[22].
Frédéric Lafougere est élu nouveau maire de la commune le [23].
Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[24]. Un siège est attribué à la commune au sein de la communauté de communes de Forez-Est[25].
Le conseil municipal des enfants est une instance consultative de la jeunesse créée en 2015 par la municipalité dont les principaux objectifs sont :
Les 6 jeunes conseillers sont élus par les enfants scolarisés dans les classes de CM1 et CM2, domiciliés dans la commune. La durée de leur mandat est de deux ans[26].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].
En 2022, la commune comptait 807 habitants[Note 5], en évolution de −1,34 % par rapport à 2016 (Loire : +1,32 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Marche du 1er mai : cette manifestation a été créée par des jeunes marcheurs du village en 1973 et est placée sous l'égide de l'association des Pas Pressés. Le nom de « Pas Pressés » vient du fait que ces jeunes, comme tous les gens du village, étaient toujours en retard, chacun de se dire « tiens v'là les pas pressés » Depuis sa création, cette association est présidée par Bernard Bissuel. Ils partirent à une vingtaine et chemin faisant, ils sont maintenant plus de 200 licenciés[32]. La 50e édition s'est tenue en 2022 et devrait être la dernière[33]. La fréquentation maximale a eu lieu en 1997 avec 5869 participants[34].
En 2018, la commune compte 324 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 759 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 940 €[I 7] (20 770 € dans le département[I 8]).
2008 | 2013 | 2018 | |
---|---|---|---|
Commune[I 9] | 2,6 % | 5,8 % | 6,1 % |
Département[I 10] | 7,5 % | 9,5 % | 9,5 % |
France entière[I 11] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 506 personnes, parmi lesquelles on compte 78,1 % d'actifs (71,9 % ayant un emploi et 6,1 % de chômeurs) et 21,9 % d'inactifs[Note 7],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Roanne, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 12]. Elle compte 193 emplois en 2018, contre 134 en 2013 et 146 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 376, soit un indicateur de concentration d'emploi de 51,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 61,6 %[I 13].
Sur ces 376 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 83 travaillent dans la commune, soit 22 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 85,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,9 % les transports en commun, 5,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].
42 établissements[Note 8] sont implantés à Saint-Marcel-de-Félines au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 9],[I 16].
Secteur d'activité | Commune | Département | |
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Nombre | % | % | |
Ensemble | 42 | 100 % | 100 % |
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres |
4 | 9,5 % | (8,2 %) |
Construction | 9 | 21,4 % | (14,2 %) |
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration |
8 | 19,0 % | (28,0 %) |
Information et communication | 1 | 2,4 % | (2,3 %) |
Activités financières et d'assurance | 2 | 4,8 % | (4,3 %) |
Activités immobilières | 3 | 7,1 % | (5,4 %) |
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien |
5 | 11,9 % | (14,8 %) |
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale |
4 | 9,5 % | (14,2 %) |
Autres activités de services | 6 | 14,3 % | (8,5 %) |
Le secteur construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 21,4 % du nombre total d'établissements de la commune (9 sur les 42entreprises implantées à Saint-Marcel-de-Félines), contre 14,2 % au niveau départemental[I 17].