Saint-Nicolas-de-la-Taille | |||||
La mairie. | |||||
Administration | |||||
---|---|---|---|---|---|
Pays | ![]() |
||||
Région | Normandie | ||||
Département | Seine-Maritime | ||||
Arrondissement | Le Havre | ||||
Intercommunalité | Caux Seine Agglo | ||||
Maire Mandat |
Michel Cavelier 2020-2026 |
||||
Code postal | 76170 | ||||
Code commune | 76627 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | scolatissiens | ||||
Population municipale |
1 634 hab. (2022 ![]() |
||||
Densité | 177 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 49° 30′ 43″ nord, 0° 28′ 29″ est | ||||
Altitude | Min. 2 m Max. 131 m |
||||
Superficie | 9,25 km2 | ||||
Type | Bourg rural | ||||
Unité urbaine | Saint-Nicolas-de-la-Taille (ville-centre) |
||||
Aire d'attraction | Le Havre (commune de la couronne) |
||||
Élections | |||||
Départementales | Canton de Bolbec | ||||
Législatives | Cinquième circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
| |||||
Liens | |||||
Site web | www.saint-nicolas-de-la-taille.fr | ||||
modifier ![]() |
Saint-Nicolas-de-la-Taille est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
La commune de Saint-Nicolas-de-la-Taille se situe au sud du pays de Caux, qui occupe lui-même la moitié ouest de la Seine-Maritime. Non loin de la sortie du dernier méandre de la Seine, le village se trouve à environ 30 km du Havre.
Sa forme est, à peu près, celle d'un triangle étiré, pointant vers le sud. Ses communes limitrophes sont :
La majorité du territoire de la commune se situe sur le plateau du pays de Caux, à une centaine de mètres d'altitude. À l'instar du reste du plateau, ses sous-sols sont essentiellement composés de craie.
Il semblerait que le nom de la Haie Bance soit hérité d'un domaine, qui apparaît dès 1626 sous le nom de Haybence ou Hesbence. En 1757, on voit le hameau apparaît sous le nom de Hébance[1],[2].
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[5]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat maritime », correspondant au Pays de Caux, frais, humide et pluvieux, légèrement plus frais que dans le Cotentin[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 882 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Petiville à 10 km à vol d'oiseau[7], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 844,9 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].
La commune fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.
Au , Saint-Nicolas-de-la-Taille est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Nicolas-de-la-Taille[Note 1], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 2],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Havre, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,6 %), forêts (31,6 %), zones urbanisées (10,8 %), prairies (10,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Nicholaus vers 1240, Sanctus Nicholaus de Tallia entre 1248 et 1275, In parrochia Sancti Nicholai de la Taille en 1291[17], Sanctus Nicolaus de Tallia avec les variantes Taillia et Tylia en 1337, Saint Nicolas de la Taille en 1319[18], 1398, 1403 et 1422[19],[20].
Le complément, La Taille, pourrait être employé dans le sens de « coupe de bois »[21].
Les premières traces d'habitation sur le territoire de Saint-Nicolas-de-la-Taille datent du néolithique.
À l'époque gallo-romaine, un camp, dit du Catelier, s'étend sur près de 1,5 ha, au promontoire de Bondeville, à l'extrémité sud du village actuel. Cet oppidum possède deux protections naturelles : la Seine au sud, et le vallon du vivier de Tancarville à l'ouest. Au nord et à l'est, des fossés, qui peuvent encore se deviner aujourd'hui, complètent cette protection.
Sa position est particulièrement intéressante pour le peuple gaulois des Calètes, qui s'en servent comme d'un poste d'observation afin de contrôler la Seine. La Pierre Gante, détruite au début du XXe siècle, leur aurait notamment servi de phare.
Au XIIe siècle, les moines de l'abbaye du Valasse, alors récente, participent à de nombreux défrichements au sein de la forêt de Lillebonne, le long de l'ancienne voie romaine liant Juliobona (l'actuelle Lillebonne) à Caracotinum (l'actuel Harfleur). Le village doit son origine à l'un de ces défrichements, d'où il tire son nom Taille. La première mention de la paroisse date du XIIIe siècle, sous le nom de Sanctus Nicolaus de Tallia.
Au début du XIIIe siècle, le site de Saint-Nicolas-de-la-Taille appartient au comte de Boulogne Renaud de Dammartin. Mais celui-ci, allié à l'empereur Othon IV, est vaincu en 1214, dans la guerre qui oppose ce dernier au roi de France Philippe Auguste à Bouvines. Le roi Philippe confisque les terres de Renaud de Dammartin et les donne à son fils Philippe Hurepel.
La cheminement exact de la propriété de la paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille est mal connu. Cependant, à la suite de diverses successions, elle revient à la Maison d'Harcourt via le comté de Lillebonne.
De 1754 à 1759, l'église de Saint-Nicolas-de-la-Taille est reconstruite, à la suite de la décision du curé de la paroisse, Pierre Halbout.
Une lettre de ce même curé, datée du , a été conservée dans le cadre d'une enquête sur la pauvreté menée au sein du diocèse de Rouen. Le contenu de ce témoignage intéressant est donné ci-dessous.
Suivant ma façon de penser rien ne serait si facile que d'empêcher les mendiants de courir par les rues à la honte de l'humanité. Ma paroisse est très grande, j'y ai près de 1 500 âmes où Votre Grandeur peut juger qu'elle n'est pas composée de forts laboureurs. Depuis près de 23 ans, que je suis curé, j'y ai eu beaucoup de petites gens, qui y ont eu bien du mal à vivre; mais, avec un peu de secours que je leur procure, j'ai empêché plus de 16 années consécutives qu'il n'y eût un seul mendiant. Je m'étois fait une loi, comme je m'y astreins encore, de ne rien donner à ma porte aux coureurs, aux charges pour moi d'empêcher mes pauvres d'aller inquiéter mes voisins.
Si ce n'est cinq ou six fainéants, qui ne sont pas de vrais pauvres, aucun ne sortirait de sa maison. Je leur donne du travail autant qu'ils le veulent. J'ay même encore actuellement quatre aveugles, de la même maison, qui filent pour moy, et je supplée à ce qui manque.
J'en fais de même pour beaucoup d'autres, aux uns plus, à d'autres moins : il y en a qui ne donnent que 12 sols par mois par abonnement, je leur procure de quoi subsister ; et cependant, sans ce petit secours, on les verroit courir par les rues.
Que le ministère ordonne, Mgr, que les pauvres de ma paroisse restent dans leur maison et leur fasse défenses expresses de mendier, sous peine de cachot, je me charge de leur procurer le nécessaire et d'extirper pour toujours la mendicité de Saint-Nicolas, pour peu surtout que, dans ces cas provisoires et pressants, S. M. ou Votre Grandeur me fassent passer quelques douceurs pour les indigents.
Quant au revenu de mes pauvres, ils n'en ont d'autre que deux maisons que j'ai fait bâtir de mes deniers, il y a dix ans, auprès de ma nouvelle église. Je leur en ai fait présent; on loue ces deux maisons 72 l. par an. On fait une quête pour eux tous les dimanches, mais elle ne monte pas à 10 livres annuellement. J'ai eu l'honneur de vous faire observer qu'aucun de mes paroissiens n'est avancé en fortune. Leur partage, c'est au plus la médiocrité. Nous avons aussi un droit à l'hôpital de Lillebonne, par une fondation faite par un de mes prédécesseurs, c'est d'y placer quelques petits enfants au nombre de deux ou quelques-uns de plus ...
Le , l'assemblée constituante instituée à la suite de la Révolution française vote la loi mettant en place la municipalité, dans le cadre de sa réforme administrative. La paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille disparaît alors et laisse la place à la commune du même nom. La loi du définit le canton et Saint-Nicolas-de-la-Taille devient chef-lieu de canton en .
Cependant, pour rompre définitivement avec la féodalité et tout ce qui pourrait en être issu, l'assemblée constituante demande aux communes, via la décision du 20-, de modifier leurs noms. Ainsi, en , le nom officiel de Saint-Nicolas-de-la-Taille devient Pierre-Gante-sur-Seine ; pourtant, nombre de documents de cette époque, conservés dans les archives de la commune, la désignent toujours sous son nom usuel.
Nom de la commune sous la Convention | Nom usuel de la commune | Nom actuel de la commune |
---|---|---|
Pierre-Gante-sur-Seine | Saint-Nicolas-de-la-Taille | Saint-Nicolas-de-la-Taille |
L'Union | Mélamare | Mélamare |
Notre-Dame-des-Fontaines | Radicatel | Saint-Jean-de-Folleville |
Saint-Barnabé | Saint-Antoine-la-Forêt | Saint-Antoine-la-Forêt |
La Forêt-Libre | Saint-Eustache-la-Forêt | Saint-Eustache-la-Forêt |
L'Indivisible-des-Bois | Saint-Jean-des-Essarts | Tancarville et La Cerlangue |
Beaumont-sur-Seine | Saint-Jean-de-Folleville | Saint-Jean-de-Folleville |
L'Unité | Tancarville | Tancarville |
Les Manoirs du Valasse | Valasse | Gruchet-le-Valasse |
À la suite du vote par la Convention nationale, de la loi du , sur la séparation de l'Église et de l'État, les communes dont le nom évoque le culte catholique sont de nouveau priés de modifier celui-ci. Ainsi, au sein du canton de Saint-Nicolas-de-la-Taille, ou plutôt Pierre-Gante-sur-Seine, deux modifications de dénominations ont de nouveau lieu :
Le nom de La Forêt-Libre, pour Saint-Eustache-la-Forêt, est également quelquefois inscrit selon une orthographe quelque peu différente : Forais-Libre.
Officiellement, une ordonnance royale de Louis XVIII du demande aux communes de reprendre leur nom antérieur à 1790. Cependant, comme il a été vu plus haut, Saint-Nicolas-de-la-Taille, comme beaucoup d'autres communes de l'époque, n'a jamais tout à fait perdu son nom.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2022, la commune comptait 1 634 habitants[Note 4], en évolution de +6,73 % par rapport à 2016 (Seine-Maritime : +0,35 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Une quarantaine d'entreprises est implantée à Saint-Nicolas-de-la-Taille[28].
Les premières traces de l'exploitation de la carrière de la Pierre Gante remontent au XVIIIe siècle. De 1754 à 1759 notamment, ses pierres sont utilisées pour la reconstruction de la nef de l'église de Saint-Nicolas-de-la-Taille.
La Pierre Gante a disparu le , à 16h, dans le cadre de cette exploitation. Près de huit mois de travaux, coordonnés par des ingénieurs des Ponts et Chaussées et des Mines, ont été nécessaires pour préparer cet évènement et dégager ainsi environ 200 000 m3 de blocs. Cette destruction a contribué aux grandes quantités de roches fournies par la carrière à cette époque pour l'endiguement de l'estuaire de la Seine.
La Ferme des Rhâmes, ainsi que ses dépendances, sont inscrites monument historique.
Au cours de la Révolution française, le château des Râmes, souvent désigné alors, dans les archives communales, sous le nom de château de l'émigré Bailleul, devient bien national et est placé sous la protection de la toute jeune commune de Saint-Nicolas-de-la-Taille. En , le fer y est récupéré et est porté à Saint-Romain-de-Colbosc, pour en faire des piques. En , le château est utilisé comme caserne des citoyens de la première réquisition et de nombreux dégâts y sont ensuite constatés (porte arrachée, bris de vitres, lambris brûlés, ...). En 1794, pour les besoins de la guerre, l'argenterie et les cuivres sont confisqués.
L'église initiale est construite au XIIIe siècle, lors de la fondation de la paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille, ou plutôt Sanctus Nicolaus de Tallia selon le nom sous laquelle elle est désignée à l'époque. Le bâtiment est dédié à saint Nicolas, évêque au IIIe siècle de Myre, ancienne ville d'Asie Mineure dont le site actuel est occupé par la ville de Demre, en Turquie. Saint Nicolas est notamment à l'origine du personnage du Père Noël mais il est, en Normandie, le patron des mariniers et le protecteur de la navigation fluviale, invoqué également par les filles à marier.
Il ne reste rien aujourd'hui de l'église initiale : l'actuel bras sud du transept date du XVIe siècle, le bras nord du XVIIe siècle, à la suite d'un remaniement, et le lambris de couvrement du chœur, une réalisation du charpentier Nicolas Gouel, de 1744. En 1754, le curé de la paroisse Pierre Halbout décide de la démolition puis reconstruction du chœur et de la nef, afin d'obtenir une construction plus à la mesure de la paroisse, comme en témoigne une inscription visible sur un des vitraux. En effet, l'état du bâtiment à cette date fait craindre la ruine à tout moment. Les travaux durent alors six ans, de 1754 à 1759, et coûtent 15 000 livres, somme apportée par les habitants. Les pierres blanches utilisées lors de la reconstruction proviennent de la carrière de la Pierre Gante. Le , l'église, alors achevée, est consacrée.
Les informations relatives à la reconstruction de l'église sont issues de son acte de consécration, consigné au sein du registre de paroisse. La copie de ce document est donné ci-dessous.
L'an de grace mil sept cents soixante et un, le jeudy deuxième de juillet, jour de la fête de la visitation de la Sainte vierge en la quarante septième année du règne de Louis quinze, sous le souverain pontificat de Clément treize, illustrissime et reverendissime Monseigneur Dominique de la Rochefoucaut archevesque de Roüen; très haut et puissant seigneur, Monseigneur Anne Pierre d'Harcourt duc de Harcourt pair de France comte de Lillebonne gouverneur des ville et citadelle de Sedan, gouverneur du Vieux pallais à Roüen, commandant en chef pour le Roy de sa province de Normandie seigneur et patron de cette parroisse. - Ravenne Pierre Halbout prêtre bachelier en théologie de la faculté de Paris, curé de la dite parroisse de Saint Nicolas de la Taille. - Pierre Revet trésorier en charge, pour la fabrique du dit lieu :
J ay été posée par monsieur de Lafosse
Le retable, inscrit à l'inventaire départemental des antiquités, date de 1666. Cette œuvre en bois et marbre est due à Guillaume Duval, un artiste de Caudebec-en-Caux.
Les six vitraux datent de 1912 et 1913. Ils ont été réalisés par G. Marcin (ou M. Garcin, l'orthographe n'a pu être vérifiée) et L. Thibault, de Rouen.
Un des vitraux, second des deux éléments de l'église inscrits à l'inventaire départemental des antiquités, témoigne de la construction. Une inscription en témoigne.
Les six vitraux de la nef ont été inaugurés en 1957. Réalisés par le décorateur G. Ansart et le maître verrier P. Pasquier, ils représentent Adam et Eve, l'Annonciation, la Nativité, le baptême du Christ, l'Eucharistie et la Résurrection.
Le clocher contient trois cloches : Jeanne-Marie, Catherine et Victoire.
Jeanne-Marie est la plus grosse des trois cloches, lui conférant une tonalité grave. Ceci lui vaut d'être également dénommée bourdon. Sa bénédiction date du lundi , date à laquelle elle remplace officiellement Anne-Henriette, cloche de 1822 fêlée à l'Armistice. Elle a été bénie par le vicaire Delestre et nommée par Maurice Forthomme et Marie Lasnel, résidant au domaine des Râmes. Ces informations sont issues de l'inscription gravée sur son bronze, reproduite ci-dessous.
L'AN DE GRACE 1922
S.S. PIE XI ÉTANT PAPE
MGR DU BOIS DE LA VILLERABEL
ARCHEVÊQUE DE ROUEN
M. L'ABBÉ DUMONT, DOYEN,
M. L'ABBÉ H. BOULANGER, CURÉ,
J'AI ÉTÉ BÉNITE
PAR M. LE VICAIRE GÉNÉRAL DELESTRE
ET NOMMÉE
JEANNE-MARIE-ANNE-HENRIETTE-CLÉMENCE-LOUISE
PAR M. MAURICE FORTHOMME
ET DAME HENRI MIMEREL, NÉE MARIE LASNEL
CHATELAINS DE RAMES
MM.
AUG. HÉROUARD MAIRE ; HENRI DUREL, ADJOINT,
JULES BAZIN, PRÉSIDENT DU CONSEIL PAROISSIAL
JULES DOUDEMENT, LOUIS HÉQUET, FORTUNÉ LASSADE
CONSEILLERS PAROISSIAUX ET MUNIC.
GASTON CORNU, INSTITUTEUR
Je remplace une cloche fêlée à l'Armistice :
ANNE-HENRIETTE, donnée en 1822 par Mgr le Prince
Philippe-Auguste de Croy et la Princesse
son épouse, Anne-Henriette de Rochechouart
de Mortemart
Da pacem, Domine
Catherine a été bénie par l'abbé Virrion, curé de Saint-Nicolas-de-la-Taille, et nommée par M. Frêrot, un propriétaire du village, et Dame Reine Catherine Le Blé, épouse de M. Thierry, un négociant.
Victoire, la plus petite des trois cloches, a été bénie par M. Maurice, curé de Saint-Antoine-la-Forêt, et nommée par l'abbé Virrion, curé de Saint-Nicolas-de-la-Taille, et Dame Françoise Victoire Brocques, épouse de Denis Parmantier, un propriétaire de Saint-Nicolas-de-la-Taille.
Le presbytère a été construit à la même époque que l'église. Sa cour est aménagée de façon à pouvoir accueillir les pique-niques.
La décision de la construction de cette école pour garçons est approuvée dès . Près de 5 ans plus tard, le , le terrain est acquis par la commune, pour la somme de 8 000 francs, puis le , le conseil municipal approuve les plans dressés par l'architecte lillebonnais M. Denize.
La construction de la mairie-école coûtera à la commune 28 625 francs, et s'achèvera en .
Ce grand calvaire est un don de Charles Forthomme, bienfaiteur de la paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille et châtelain du domaine des Râmes, en souvenir d'une mission. Initialement érigé en 1859, il est réédifié en 1892.
Aujourd'hui gîte rural, ce petit manoir date du XVe siècle, ce qui en ferait, du moins pour la partie centrale, la plus vieille demeure de Saint-Nicolas-de-la-Taille. On peut notamment y voir, entre les deux portes centrales, une statue de saint Nicolas.
Saint-Nicolas-de-la-Taille possède trois autres grandes demeures : la Houssaye, les Marronniers et les Sapins.
La particularité de cette ferme est de posséder, au milieu de sa façade, l'impact d'un boulet de canon de la guerre franco-prussienne de 1870.
Les légendes ayant trait à Gargantua sont nombreuses en Normandie, et nombre de lieux portent la marque de son passage. Saint-Nicolas-de-la-Taille ne fait pas exception.
La Pierre Gante, roche relativement plate sur le dessus, constituait ainsi une sorte de chaise surplombant la Seine, qui ne s'était alors pas encore retirée et se trouvait près de 80 mètres en contrebas. Selon la légende, le géant Gargantua se servait régulièrement de cette Pierre comme d'une chaise afin de se nettoyer les pieds dans la Seine.