Ce roadster Ford Modèle sport de 1931 dispose d'un siège de coffre
Un siège de coffre, ou rumble seat (anglais Américain), siège dicky,siège dickie ou siège dickey (anglais Britannique), également appelé siège de belle-mère,[1] est un siège extérieur rembourré qui peut se replier, installé à l'arrière d'un autocar, d'une voiture hippomobile, ou dans les premières automobiles. Selon sa configuration, il fournit des sièges exposés pour un ou deux passagers.
Des sièges supplémentaires occasionnels apparaissent dans les derniers siècles de l'évolution des coches, calèches et voitures hippomobiles. L'édition de 1865 du Webster Un Dictionnaire Américain de la Langue anglaise définit un rumble seat comme un « coffre[note 1] surmonté d'un siège pour les servants, à l'arrière d'un chariot. »[2]. Semblable au rumble seat, sur les phaetons européens, il y avait l'araignée, un petit siège ou une banquette sur de grêles supports pour asseoir un palefrenier ou un homme de pied.[3]
Avant la Première Guerre mondiale, les sièges de coffre ne se repliaient pas toujours dans la carrosserie.[4] Ensuite, une telle option passager était généralement intégrée dans le pont arrière.[1][5][1] Lorsqu'il était inoccupé, l'espace restant sous le siège pouvait être utilisé pour les bagages.[1]
Des styles de carrosserie Roadster, coupé et cabriolet ont été proposés avec le choix entre un coffre à bagages et un siège de coffre. Les modèles équipés d'un siège de coffre furent souvent nommés coupé sport ou sport roadster.
Les passagers sont exposés aux éléments, et n'ont que peu ou pas de protection par rapport aux voyageurs du compartiment avant. Ces passagers sont généralement les premières victimes en cas d'accident, et les plus graves. Des toits pliants et des rideaux de côté pour sièges de coffre étaient disponibles pour quelques voitures[1] (y compris la Ford Modèle A), mais ils n'ont jamais eu beaucoup de succès. Parmi les dernières voitures construites en Amérique ayant un siège de coffre, on trouve les Chevrolet 1938[6], les Ford 1939[7], les Dodge 1939[8] et Plymouth[9].
La dernière voiture britannique fut la Triumph 2000 Roadster, produite jusqu'en 1949.[10][11]
(en) Staff of Chrysler Corporation, « Dodge cars, 1914-1966 », allpar.com, (consulté le )
(en) Albert L. Clough, A dictionary of automobile terms, The Horseless Age Company, (lire en ligne)
(en) G. N. Georgano, Encyclopedia of American Automobiles, New York, NY USA, E. P. Dutton, , 215-217 p. (ISBN0-525-09792-9, LCCN79-147885), « Glossary »
(en) Lennart W. Haajanen (Illustrations by Bertil Nydén), Illustrated Dictionary of Automobile Body Styles, Jefferson, NC USA, McFarland, , 165 p. (ISBN0-7864-1276-3, LCCN2002014546)