Issu d'une famille aisée irlandaise[2] et venu en France pour apprendre les langues orientales[3], William Mac Guckin devient l'élève de Sylvestre de Sacy, puis membre de la Société asiatique en 1828. Engagé par cette dernière, il réalise l'édition de nombreux textes d'historiens et de géographes arabes (Aboul Féda, Taqwim al-Buldan [Géographie] et Ibn Khallikan, Wafayāt al-aʿyān [Recueil biographique]), ainsi que la traduction d'extraits en rapport avec l'Afrique du Nord (Ibn Hawqal, Ibn Battûta, Al-Nowaïri, Ibn Khaldoun). Il est fait baron de Slane par Charles X, et obtient la nationalité française en 1838, accordé par Louis-Philippe Ier[4].
Sur les conseils de Joseph Toussaint Reinaud, il est engagé par le gouvernement, entre 1843 et 1846, pour réaliser le catalogue des manuscrits des bibliothèques d'Alger, Constantine, Malte et Istanbul. En 1846, il obtient la charge d'interprète principal de l'armée d'Afrique. Cependant en 1848, sa nomination à la chaire de turc de l'École des langues orientales est refusée, sous la pression des républicains (il s'y représentera en 1871). Il poursuit alors son travail de savant à Alger[réf. nécessaire], et traduit des extraits d'Al-Bakri (Kitāb al-Masālik wa'l-Mamālik [Description géographique du monde connu]), et d'Ibn Khaldoun (Kitab al-Ibar [Le Livre des exemples] et la Muqaddima [Prolégomènes ou Introduction à l'histoire universelle]).
Ibn Khallikan, Kitab wafayat al-aïyan [Biographical dictionary], éd. et trad. anglaise par William Mac Guckin de Slane, Paris, 1842-1871 (1 vol. d'éd. et 4 vol. de trad. ; partiellement en ligne google, archive.org).
Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale, éd. et trad. par William Mac Guckin de Slane, Alger, 1847-1851 (éd. en 2 vol.) et 1852-1856 (trad. en 4 vol.) (en ligne sur wikisource, google, archive.org).
Al Bakri, Description de l'Afrique septentrionale [bilingue arabe-français ; extraits de Description géographique du monde connu], trad. par William Mac Guckin de Slane, Alger, 1857 ; nouv. éd. Paris, 1913 (en ligne).
Le Diwan d'Amro'lkais, précédé de la vie de ce poète, accompagné d'une traduction et une note par Mac Guckin de Slane, Paris, 1836[5]
Autre publication
William Mac Guckin de Slane, Rapport adressé à M. le ministre de l'instruction publique, suivi du Catalogue des manuscrits arabes les plus importants de la bibliothèque d'Alger et de la bibliothèque de Cid-hammouda à Constantine, Paris, 1845 ([lire en ligne] sur Gallica BnF).
À propos du baron de Slane
Dictionnaire des orientalistes de langue française, sous la dir. de François Pouillon, Paris, Karthala, 2008 (2e éd.), p. 902 et suiv. (ISBN978-2-84586-802-1) (partiellement en ligne).
↑Membre ordinaire, cf. Mémoires de l'Institut impérial de France, Académie des inscriptions et belles-lettres, Volume 33, partie 3, Paris, 1907, p. 139 (en ligne).
↑Cf. The Literary Gazette, and Journal of Belles Lettres, Arts, Sciences, Londres, 1845, p. 74 (en ligne). Avec quelques détails sur sa famille.
↑Pour l'ensemble de la biographie scientifique, cf. François Pouillon 2008.