Mike Lévy naît et grandit à Lyon[1],[2],[3],[4]. Il commence à faire de la musique vers 16 ans, lorsqu'il découvre le synthé[5]. Il sort son premier maxi en 2008 sur le label OD Records, sous le pseudonyme Gesaffelstein, nom-valise formé à partir du nom allemand Gesamtkunstwerk (nom d'un album de Dopplereffekt signifiant « œuvre d'art totale ») et du nom Einstein[5].
Le Gesaffelstein sort Conspiracy Pt. I, puis le Conspiracy Pt. II qui contient le titre Viol. L'ensemble des titres de Conspiracy Pt. I et Conspiracy Pt. II sont remixés en 2012 sur Conspiracy Remixes où Brodinski, David Carretta, Unsubscribe, Milano, Glass Figure et The Hacker donnent leur vision de la musique de Gesaffelstein[6].
En , Gesaffelstein fait la couverture du magazine DJ Mag[7], avec Brodinski ; le même mois, Les Inrocks le désignent « nouveau prince de la techno française »[5] et il annonce alors travailler sur son premier album dont la sortie est prévue pour 2013[5]. Toujours en 2012, son morceau Viol est utilisé pour la campagne télévisée CitroënDS 4[8] ainsi que pour la campagne d'un rouge à lèvre Givenchy. En fin d'année, il apparaît à nouveau en couverture de la presse spécialisée, au travers de la une du magazine Tsugi[9].
En 2013, il intervient sur la production du titre Send It Up sur l'album Yeezus de Kanye West ainsi que sur celle du titre Black Skinhead en collaboration avec Daft Punk et Brodinski. Il sort son premier album nommé Aleph en octobre de la même année.
En , Gesaffelstein est nommé quatre fois[10] aux UK Music Video Awards et remporte deux prix pour son single Pursuit, dans les catégories best dance video - international et best visual effects in a video, in association with quantum sfx[11].
En 2022, il annonce une collaboration avec le rappeur américain KayCyy. Le premier morceau OKAY! sort le 11 février 2022[18], suivi de THE SUN et de LOVE & HATE un mois plus tard.
Le 6 mars 2023, après plusieurs années de silence concernant la carrière solo de Gesaffelstein, Skrillex annonce dans une publication Instagram et Twitter avoir écouté le troisième album de ce dernier en compagnie de Surkin, alors même qu'aucune information concernant sa production n'avait été auparavant diffusé[19].
Le 9 février 2024, il dévoile sur son site Internet et ses réseaux sociaux une courte vidéo de 25 secondes annonçant ainsi son nouvel album intitulé Gamma[20]. Le 15 février 2024, il poste une seconde vidéo, plus longue, où il dévoile la tracklist de l'album ainsi que sa date de sortie, prévue pour le 29 mars 2024[21].
Le 1er mars 2024, il sort le premier single et le premier clip de Gamma s'intitulant Hard Dreams, en collaboration avec le chanteur Yan Wagner[22].
Le 19 décembre 2024, Lady Gaga confirme dans un article du Los Angeles Times avoir travaillé avec lui sur son prochain album prévu pour février 2025[23].
Pour Mixmag, le style de Gesaffelstein constitue une « techno sombre et menaçante, quoiqu’enchanteresse »[24] ; Les Inrocks y voient une musique « noire, ultraviolente, [qui] renoue avec les fondamentaux techno, l’intransigeance d’Underground Resistance, les structures mentales et obsessionnelles de Drexciya, la puissance contemporaine en plus »[5]. Megan Buerger pointe également dans The Washington Post une musique sombre et underground et note qu'une spécialité de l'artiste est son usage des silences pour créer une « tension » avant une « explosion rauque de basse et de percussion »[25]. Pour le magazine Rolling Stone, sa musique est « un petit peu plus agressive et punk-rock que la normale »[26]. Jean-Michel Jarre caractérise sa musique comme « assez sombre, assez mystique »[27].
Le style musical de Gesaffelstein est caractérisé par l'utilisation de synthétiseurs froids et oppressants, de basses lourdes et de rythmes puissants. Ses morceaux sont souvent très minimalistes, avec des structures simples mais efficaces qui créent une ambiance hypnotique et oppressante. Ce style est souvent qualifié de techno industrielle ou d'EBM (Electronic Body Music).
Le style de Gesaffelstein a également évolué au fil du temps, avec des productions de plus en plus expérimentales et variées, incorporant parfois des éléments de hip-hop. Malgré ces évolutions, le style de Gesaffelstein reste toujours marqué par ses caractéristiques premières.
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