L'hippodrome de Vincennes accueille chaque année 153 réunions pour 1 255 courses[1], notamment son meeting d'hiver et ses nocturnes.
Par la qualité de sa piste cendrée, les commodités d'accueil aussi bien pour les trotteurs, les chevaux (150 boxes) et spectateurs (capacité de 35 000) et la tenue de courses prestigieuses comme le Grand Prix de France et le Grand Prix d'Amérique; il est souvent considéré comme le « temple du trot » en France.
L'hippodrome de Vincennes est créé en 1863[2]. Réservé aux courses à obstacles, il est progressivement délaissé face à la concurrence de l'hippodrome d'Auteuil, puis partiellement détruit pendant la guerre franco-prussienne[3].
Le premier meeting d'hiver à Vincennes est créé en 1906. L'objectif est alors d'augmenter le nombre de réunions au trot. Le nombre de journées de courses ne cessera d'augmenter, passant de 10 en 1905 à 38 en 1910 et 68 en 1925.
L'épreuve reine du programme de l'hippodrome voit le jour en 1920 : le prix d'Amérique. Le trot connaissant un grand succès, les courses d'obstacles disparaissent du programme en 1934.
Le , les premières courses en nocturne ont lieu, à l'initiative de René Ballière. Une course porte désormais son nom, le prix René-Ballière.
Entre 1976 et 1983, les tribunes (206 mètres de long par 65 mètres de large, abritant trois restaurants panoramiques et une restauration rapide) et les écuries sont rénovées en profondeur par l'architecte Philippe Monnin.
S'étendant sur 42 hectares, l'hippodrome comprend une piste cendrée de 1 975 m (avec une montée et une descente) et une seconde de 1 325 m, réservée aux courses nocturnes.
Dans Peau de banane (1963), Jean-Paul Belmondo y est présent au restaurant, dans le grand hall et les extérieurs. ll parie sur Peau de Banane, cheval éponyme du film qui est disqualifié juste avant le poteau d'arrivée pour s'être mis au galop.
Le , l'hippodrome de Vincennes accueille les traditionnelles manifestations militaires de la fête nationale, la revue des troupes de la place de Paris présidée par le maréchal Pétain et le défilé qui la suit. De nombreuses unités se présentent à la foule qui découvre les nouveaux blindés des groupes d'autos-mitrailleuses & autos-canons[8].
En , à l'initiative de Gérard Feldzer, « Paris Air Folies », un meeting aérien original permet au public de l'hippodrome de découvrir une grande variété des sports et loisirs aériens, avec des démonstrations d'ULM, des parachutistes, des aérostats (montgolfières et dirigeables, comme le ballon musculaire Zeppy), des cerfs-volants et de l'aéromodélisme. Étaient également présentés en survol de l'hippodrome la patrouille Martini, le Hurel Dubois HD-34 ou encore le Concorde, qui a fait un crochet spécial par Vincennes, ayant décollé de Roissy pour son vol quotidien, piloté pour l'occasion par le commandant de bord-instructeur Edouard Chemel, pilote présidentiel et spécialiste des vols spéciaux et de démonstration.
↑Jean-Pierre Reynaldo, Le Trotteur français : histoire des courses au trot en France des origines à nos jours, Panazol, Éditions Lavauzelle, , 427 p. (ISBN978-2-7025-1638-6), p. 38
↑ a et bIsabelle Blondel, Olivier Delacroix, Alice Develex, Nicolas d'Estienne d'Orves, Bertrand Guyard, Colette Monsat, Marie-Noëlle Tranchant et Florence Virerron, « Si le Paname d'Audiard m'était conté », Le Figaroscope, semaine du 10 au 16 mai 2017, pages 8-10.