Lacroix-Saint-Ouen | |||||
![]() Colombier et église Saint-Ouen. | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Hauts-de-France | ||||
Département | Oise | ||||
Arrondissement | Compiègne | ||||
Intercommunalité | CA Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne | ||||
Maire Mandat |
Jean Desessart 2020-2026 |
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Code postal | 60610 | ||||
Code commune | 60338 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Croisés-Saint-Audoniens | ||||
Population municipale |
5 175 hab. (2022 ![]() |
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Densité | 248 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 49° 21′ 16″ nord, 2° 47′ 10″ est | ||||
Altitude | Min. 30 m Max. 54 m |
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Superficie | 20,83 km2 | ||||
Type | Ceinture urbaine | ||||
Unité urbaine | Lacroix-Saint-Ouen (ville-centre) |
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Aire d'attraction | Compiègne (commune de la couronne) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton de Compiègne-2 | ||||
Législatives | 5e circonscription de l'Oise | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Oise
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Liens | |||||
Site web | http://www.ville-lacroixsaintouen.fr/ | ||||
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Lacroix-Saint-Ouen, également appelée La Croix Saint-Ouen, est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.
La commune de Lacroix-Saint-Ouen se trouve dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Elle se situe au sud de Compiègne sur la RD 932a, l'ancienne RN 32.
Lacroix-Saint-Ouen se situe à 8 km par la route[Note 1] de Compiègne[Carte 1], de 63,3 km du chef-lieu du département, Beauvais[Carte 2], de 72,6 km de Paris[Carte 3], et de 161,6 km de Lille[Carte 4], chef-lieu de la région Hauts-de-France.
En 1850, Louis Graves décrivait le territoire communal comme « couvert aux quatre cinquièmes par la forêt de Compiègne. Les' lignes du périmètre sont déterminées, dans la forêt, par le chemin du bout de Jaux, la route du Carnois, celles de Champlieu et de la Volière.
Le chef-lieu est placé vers la partie moyenne, mais rapproché de ta vallée de l'Oise. Il forme une agglomération considérable comprenant quatre rues assez larges, bâties sur d'anciens chemins forestiers, et quelques ruelles transversales. On y compte deux cent soixante-dix feux[1] ».
Les communes limitrophes sont Compiègne, Armancourt, Jaux, Le Meux, Rivecourt, Saint-Jean-aux-Bois, Saint-Sauveur et Verberie.
La superficie de la commune est de 20,8 km2. Son territoire est relativement plat, le dénivelé maximal atteignant 24 mètres. L'altitude du territoire varie de 30 à 54 mètres[3].
Le territoire communal est limité à l'ouest par le lit de l'Oise, l'un des principaux affluents du fleuve la Seine. Un pont suspendu, détruit puis reconstruit après la Seconde Guerre mondiale en 1949, qui permet à la RD 98 de franchir sur une seule voie l'Oise en reliant la commune au Meux, fait l'objet d'un chantier de réfection de 2023 à 2025[4],[5].
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 678 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Margny-lès-Compiègne à 8 km à vol d'oiseau[8], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 633,5 mm[9],[10]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].
La commune est bordée par la Forêt de Compiègne.
Au , Lacroix-Saint-Ouen est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lacroix-Saint-Ouen[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[13],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Compiègne, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (78,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (78,6 %), terres arables (8,3 %), zones urbanisées (7,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,2 %), eaux continentales[Note 6] (1,5 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 5].
La commune comprend, en plus du bourg, un hameau qui se trouve à environ 4 km au nord devant les portes de Compiègne, appelé Mercières-aux-Bois.
En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 2 413, alors qu'il était de 1 966 en 2015 et de 1 932 en 2010[I 2].
Parmi ces logements, 93,5 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 5,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 72,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 27,6 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lacroix-Saint-Ouen en 2020 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,9 %) inférieure à celle du département (2,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 62,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (70,2 % en 2015), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière[I 4].
Typologie | Lacroix-Saint-Ouen[I 2] | Oise[I 5] | France entière[I 6] |
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Résidences principales (en %) | 93,5 | 90,5 | 82,1 |
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,9 | 2,4 | 9,7 |
Logements vacants (en %) | 5,6 | 7,1 | 8,2 |
La commune, tenue par l'article 55 de la loi SRU de disposer d'au moins 20 % de logements sociaux, ne remplit pas encore ses obligations en 2020, malgré un effort soutenu de construction ou de changement d'usage qui a vu ce ratio passer de 9,09 % en 2014 à 17,53 % en 2019. Elle est donc astreinte à une pénalité financière de 13 510,26 € en 2020[17],[18].
Logements | ||||
2014 | 2020 | |||
Nombre | % | Nombre | % | |
Ensemble | 1 834 | 100,0 % | 2 257 | 100,0 % |
Propriétaires | 1 288 | 70,2 % | 1 416 | 62,7 % |
Locataires | 487 | 26,6 % | 777 | 34,4% |
Logés gratuitement | 59 | 3,2 % | 64 | 2,8 % |
La commune est desservie par la gare du Meux - Lacroix-Saint-Ouen, située sur la commune du Meux sur la rive droite de l'Oise, à environ 2 km du bourg, et desservie par des trains TER Hauts-de-France qui effectuent des missions entre les gares de Paris-Nord et de Compiègne.
La commune est desservie, en 2023, par la ligne 5, l'ensemble des lignes périurbaines et la ligne ARC Express du réseau TIC, ainsi que par les lignes 13 et 14 du service AlloTIC. Elle est également desservie par les lignes 641, 650, 651, 653, 654, 655, 656, 657, 658, 659, 660, 661, 662, 663, 664, 665, 6310, 6321, 6322, 6323 et 6324 du réseau interurbain de l'Oise[19].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Crux sancti Audoeni abbatiola (870) ; de Cruce sancti Audoeni (871) ; Abbatia et abbatiola Crucis Audoeni (IXe) ; et abbatia de cruce S. audoeni (893) ; Abbatiam quae nuncupatur Crux sancti Audoeni (918) ; Crux juxta Compendium (944) ; Cruci Sti Audoeni (1202) ; de Cruce Si Audoeni (1202) ; de cruce (1202) ; villa de Cruce sancti Audoeni (1268) ; de Cruce sancti Audoeni (1332) ; la Croix saint Oyen (1373) ; la Croix sainct oyen (1399) ; la Croix Saint Ouin (vers 1450) ; la Croix Saint Oin (vers 1450) ; la Croix saint Ouen proche Compiègne (1474) ; la Croix Saint Oyen (1663) ; la Croix Saint Oyan (1667) ; Silvie (1794) ; Sylvie (1794) ; la Croix-Saint-Ouen (1840) ; Lacroix-Saint-Ouen (1961)[20].
Avant la Révolution française, le nom est orthographié « La Croix St Ouen » (voir la carte de Cassini reproduite en page 10 des Annales historiques compiégnoises) : « Orthographe en vigueur au XVIIIe siècle, la contraction en Lacroix apparaissant dans les textes administratifs de la fin du XIXe siècle » (AHC, p. 19, note 1).
Le bourg est vraisemblablement fondé par Dagobert Ier. Alors que le roi chassait en forêt de Cuise, il rencontre une plaine enneigée avec une croix au lieu-dit de “La Croix aux œufs” . L'archevêque Saint Ouen est chargé de construire un monastère sur cette plaine, placé sous le titre de la Sainte-Croix, le prieuré ajouta le nom de son fondateur, Saint-Ouen, à son appellation primitive[21].
Durant la Révolution française, la commune est rebaptisée Silvie (aussi écrit Sylvie)[22],[23].
En 893, l'abbaye de la Croix, qui aurait été instituée par le roi Dagobert Ier et créée l'archevêque de Rouen Saint Ouen, mais, dévastée pendant les invasions normandes, n'est plus qu'un simple prieuré donné en 918 l'abbaye Saint-Médard de Soissons[1].
Selon Louis Graves, « Louis-le-jeune accorda, au mois de septembre 1155, des lettres de franchise aux hommes de La Croix, ainsi qu'à ceux des autres villages compris dans la châtellenie de Pierrefonds.
Le village fut entièrement détruit pendant l'année 1359, en même temps que le palais de Verberie, par les anglais et navarrois réunis Les anciens bâtimens abbatiaux, consumés par l'incendie, ne furent pas rétablis.
Louis XI séjourna dans ce lieu en 1474[1] ».
L'abbaye Saint-Médard de Soissons possédait la seigneurie et y exerçait la justice[1].
En 1820, le futur Charles X donne à la commune un presbytère[1].
En 1850 existait « un pélerinage très-fréquenté qui commence le vingt-quatre août, jour de ta fête patronale, et qui dure pendant huit jours. On y invoque le saint pour la guérison de la surdité. Les malades descendent dans un caveau placé sous le chœur et passent la tête dans une niche de pierre[1] ». A cette époque, on compte dans la commune un moulin à vent, un four à plâtre et sept fabricants de layette. La population est essentiellement composée de bucherons, de tisserands, de couseurs de gants et d'ouvriers layettiers[1].
Du fait de la proximité de la forêt, une industrie du bois (caisses en bois, meubles) s'est développée au cours des siècles, atteignant son apogée au début du 20e siècle : la commune devint "la seule commune ouvrière de réelle importance dans les environs immédiats de Compiègne"[24]. Un port à bois sur l'Oise assurait les expéditions[25]. En particulier, l'entreprise Joujoulac a produit de 1900 à 1969 des jouets en bois laqué[26]
C'est là qu'eut lieu en 1921 le camp fondateur du néo-scoutisme en France.
Depuis les années 2000, de très nombreuses maisons et villas sont construites, ce qui a fait disparaître le caractère de ville ouvrière du début du XXe siècle.
Le , le dernier supermarché Mammouth de France ferme ses portes à Lacroix-Saint-Ouen[27].
Au milieu du XIXe siècle, des écuries de course se sont implantées à Lacroix.
Une première phase, celle des entraîneurs anglais, va de 1856 à 1874 : L'arrivée du premier entraîneur anglais Thomas R. Carter[28] est signalée en 1856. La très grande famille des Carter est à l'origine d'une dynastie d'entraîneurs qui s'impose dès 1830 à Auteuil, puis à Chantilly de 1834 jusqu'en 1964. Allié à cette famille, Henri Jennings fit toute sa carrière d'entraîneur à Lacroix de 1866 à 1887.
Une deuxième phase, à partir de 1875, se caractérise par des "gentemen-riders", à la fois propriétaires-entraîneurs-jockeys, avec notamment Jean Prat (1847-1940), de la famille d'industriels marseillais qui produisait l'apéritif Noilly Prat, qui fit construire le château Prat.
L'apogée de l'expansion de ce secteur à Lacroix va de 1883 à 1914, avec par exemple Edmond Blanc, Étienne Balsan, ancien officier de cavalerie qui se consacra aux courses. À cette époque, Lacroix est presque au même niveau que Chantilly pour ce qui est des écuries. Seule l'entreprise de Jean Prat survécut à la guerre de 1914, essentiellement jusqu'à sa mort en 1940[29].
La commune se trouve dans l'arrondissement de Compiègne du département de l'Oise.
Elle faisait partie du canton de Compiègne de 1801 à 1973, année où elle est intégrée au canton de Compiègne-Sud. En 4982, compte tenu de sa croissance démographique, ce canton est scindé et la commune rattachée au canton de Compiègne-Sud-Est[23]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Compiègne-2
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de l'Oise.
Lacroix-Saint-Ouen était membre de la communauté d'agglomération dénommée Agglomération de la région de Compiègne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2004 par transformation de l'ancienne Communauté de communes de la région de Compiègne (CCRC) et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération qui porfte le nom d'Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne (ARCBA) , dont est désormais membre la commune.
Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans l'Oise, la liste DVD menée par le maire sortant Jean Desessart[30] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 127 voix (50,47 %, 21 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant largement celles menées respectivement par[31] :
- David Guérin (Divers : PLD), 591 voix, 26,46 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Didier Gaillard (Divers, 515 voix, 23,06 %, 3 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin, 31,84 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Oise, la liste LR menée par le maire sortant Jean Desessart[32] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 077 voix (58,88 %, 22 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant très largement celle DIV menée par Didier Gaillard qui a recueilli 752 voix (5 conseillers municipaux élus), lors d'un scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France où 48,94 % des électeurs se sont abstenus[33].
Scrutin | 1er tour | 2d tour | ||||||||||||||||||||||
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1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | |||||||||
Européennes 2014[34] | FN | 35,48 | UMP | 20,96 | PS | 11,30 | MODEM | 9,26 | Tour unique | |||||||||||||||
Régionales 2015[35] | FN | 39,39 | UCD | 30,95 | PS | 17,82 | EELV | 3,86 | UCD | 56,21 | FN | 43,76 | Pas de 3e | Pas de 4e | ||||||||||
Présidentielles 2017[36] | FN | 28,28 | LREM | 22,40 | LR | 20,83 | LFI | 14,84 | LREM | 55,43 | FN | 44,57 | Pas de 3e | Pas de 4e | ||||||||||
Européennes 2019[37] | RN | 31,18 | LREM | 19,72 | EELV | 11,71 | LR | 8,27 | Tour unique | |||||||||||||||
Régionales 2021[38] | LR | 44,14 | RN | 26,14 | UGE | 17,29 | LREM | 2,43 | LR | 51,28 | RN | 27,75 | UGE | 20,97 | Pas de 4e | |||||||||
Présidentielles 2022[39] | RN | 31,29 | LREM | 27,40 | LFI | 14,96 | REC | 8,66 | RN | 50,55 | LREM | 49,45 | Pas de 3e | Pas de 4e |
Losheim am See (Allemagne) depuis 1998[49].
Lacroix-Saint-Ouen est jumelée avec le village allemand de Losheim am See, non loin de Sarrebruck, à l'est de Metz. La commune de Losheim am See se trouve dans le Nord du land de Sarre dans le parc naturel Sarre-Hunsruck entre le massif forestier et le bassin de la Sarre. La commune est située dans une région de moyenne montagne, à une altitude comprise 210 m et 585 m. Son attrait principal provient des 2 500 hectares de forêt et de son lac de 31 hectares.
La charte de jumelage entre Losheim et Lacroix-Saint-Ouen a été signée le à Losheim et le à Lacroix-Saint-Ouen.
En 2022, la commune dispose de quatre écoles qui scolarisent 480 enfants[50] :
On note également :
L’École supérieure de commerce de Compiègne s'est implantée dans ses nouveaux locaux en 2022. Elle forme alors 310 élèves en alternance dans les domaines du commerce, des finances, des achats, de la logistique, des ressources humaines et du marketing[53].
L’espace culturel Marcel-Hervé, aménagé en 2015 dans un ancien manège équestre, construit à la fin du XIXe siècle pour le gentleman-ride Edmond Blanc, qui était à la tête d’une écurie de course, accueille notamment une bibliothèque municipale[54].
Un service de police municipale est recréé en 2023[55]. Par ailleurs, la commune dispose d'un système de vodéosurveillance d'une trentaine de caméras exploité par le centre de supervision urbain intercommunal[56].
Les habitants sont appelés les Croisés-Saint-Audoniens (féminin : Croisées-Saint-Audoniennes).
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58].
En 2022, la commune comptait 5 175 habitants[Note 8], en évolution de +14,47 % par rapport à 2016 (Oise : +0,87 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,9 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.
En 2020, la commune comptait 2 415 hommes pour 2 528 femmes, soit un taux de 51,14 % de femmes, équivalent au taux départemental de 51,12 %.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Le club de basket de Lacroix-Saint-Ouen, qui compte en 2022 302 licenciés, dispose d'une salle construite en 2021 dans le quartier des Jardins[62]
Depuis le , les messes catholiques du dimanche à l'église Saint-Ouen sont à 9h30 (sauf pendant les vacances, où les horaires sont susceptibles d'être modifiés). Depuis cette même date, les paroisses de Compiègne et des communes voisines (y compris Lacroix-St Ouen) ont fusionné.
En 2020, le revenu médian des ménages Croisés-Saint-Audoniens s'élevait à 25 180 euros euros par an. La même année, 60 % des foyers fiscaux de la ville étaient imposables tandis que le taux de pauvreté s'élevait à 7 %, significativement inférieur au taux de pauvreté du département (12,8 %)[I 8],[I 9].
En 2020, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 095 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,8% d'actifs dont 69,7% ayant un emploi et 8,2% de chômeurs[I 8].
Répartition | 2009 | % | 2014 | % | 2020 | % |
---|---|---|---|---|---|---|
Agriculteurs exploitants | 0 | 0 | 12 | 0,3 | 5 | 0,1 |
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 125 | 3,4 | 127 | 3,5 | 115 | 2,8 |
Cadres et professions intellectuelles supérieures | 370 | 10 | 399 | 11 | 445 | 10,9 |
Professions intermédiaires | 545 | 14,7 | 539 | 14,9 | 751 | 18,4 |
Employés | 572 | 15,4 | 502 | 13,9 | 566 | 13,8 |
Ouvriers | 567 | 15,3 | 507 | 14 | 474 | 11,6 |
Retraités | 950 | 25,6 | 1 083 | 30 | 1 181 | 28,9 |
Autres personnes sans activité professionnelle | 580 | 15,6 | 441 | 12,2 | 553 | 13,5 |
Le taux de chômage était de 8,8% en 2009, 9,2% en 2014 et de 10,5% en 2020, des chiffres légèrement en dessous des moyennes nationale et départementale de l'Oise[I 9].
Un marché se tient tous les dimanches matin sur le parking de la rue Jules-Ferry.
La commune partage avec Compiègne et Mercières aux bois le quartier d'affaires L'Européen Parc. Le parc technologique et tertiaire de Lacroix-Saint-Ouen est aménagé sur la commune, et voit, en 2022, la livraison du programme Origin’s Park, construit en structure bois en 2022 et qui accueille notamment : Wyz Pneus et Trellebrog Wheel Systems France[63].
Lacroix-Saint-Ouen ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.
On peut néanmoins signaler :