La commune de Pregny-Chambésy s’inscrit aux portes de la campagne genevoise, s’étendant sur une colline isolée qui culmine à une centaine de mètres au-dessus du niveau du Léman[N 2]. Cette position offre des panoramas sur le lac, plusieurs communes voisines, des monuments emblématiques[N 3] ainsi que des montagnes françaises, italiennes et suisses[N 4].
Située à seulement quatre kilomètres de Genève, la commune se trouve au nord du quartier genevois des Nations et au sud-est de l’aéroport international de Genève[3].
Pregny-Chambésy comprend cinq hameaux historiques : Pregny, Chambésy-Dessus, Chambésy-Dessous, Roilbot et Le Tonkin. Les centres villageois traditionnels se localisent à Chambésy-Dessus et Chambésy-Dessous, tandis que Pregny accueille les principales fonctions administratives, éducatives et religieuses. Roilbot et Le Tonkin, quant à eux, conservent un caractère agricole. Ces hameaux, au fil du temps, ont été entourés de zones résidentielles et de vastes domaines[4],[5].
Le territoire communal s’étend sur 3,24 km2[2]. Selon le relevé de 2013-2018, 75,9 % de cette superficie est consacrée aux habitations et infrastructures, 13,6 % aux surfaces agricoles, 9,9 % aux espaces boisés et 0,9 % aux zones improductives[6].
La commune est implantée sur un coteau orienté à l’est, en direction du lac. Depuis le point culminant de Mérimont, le terrain descend en pente douce, formant les plateaux inclinés de Tournay et de Pregny, qui surplombent le coteau et l’ancien vignoble de Pregny, ainsi que les rives du lac, marquées par une forte pente[7].
Les grandes propriétés qui jalonnent le territoire communal abritent d’importantes surfaces proches de l’état naturel, telles que des prairies, des vergers et des bosquets[7]. Ces espaces verts, en complément de la zone agricole, font partie de la vaste ceinture de verdure qui s’étend de Ferney-Voltaire jusqu’au lac[8].
Le paysage de la commune, qu’il soit urbain ou rural, se caractérise par des éléments visuels significatifs qui lui confèrent un caractère unique et renforcent la lisibilité de son ensemble. Parmi ces éléments naturels, on distingue notamment les cours d’eau, les peuplements d’arbres, les surfaces agricoles, les reliefs topographiques et les alignements d’arbres[8].
La commune est constituée de deux localités : Pregny et Chambésy.
Depuis , elle est divisée en six sous-secteurs : Tonkin[9], Le Vengeron, Chambésy - village, Pregny - village, Pregny Parc et Pregny - Organisations[10],[11].
« Le territoire de la commune a la forme d'un quadrilatère : Sur la face orientale, la rive du lac lui forme une limite naturelle. La lisière des forêts des Châtaigniers et de la Foretaille constituent la frontière septentrionale qui va du Vengeron à la Foretaille. Le côté occidental est bordé par une route venant du hameau de Colovrex qui part de la Foretaille et se dirige vers la Campagne de Tournay, où il subsiste une zone agricole diversifiée (champs, prés, bocages) qui trouve son prolongement sur la commune du Grand-Saconnex, en formant un coude pour se terminer aux Crêts. Le tracé méridional part des Crêts, à l'angle droit dans la direction du lac, passant par le chemin de la Riole et la vy-des-champs, longeant deux bâtiments d'organisations internationales ainsi que de grands domaines avec leurs maisons de maître et leurs parcs richement arborés, et se prolongeant par le chemin de l'Impératrice jusqu'au lac »[12].
En vertu de la loi cantonale du sur la protection des monuments, de la nature et des sites, l'Office cantonal du patrimoine et des sites répertorie cinq objets classés[19],[N 7] et trente-quatre objets inscrits à l'inventaire[27],[N 8].
Par l'ordonnance du sur les réserves d’oiseaux d’eau et de migrateurs d’importance nationale et internationale, l'Office fédéral de l’environnement a inscrit l'ensemble des rives du territoire communal à l'Inventaire fédéral des réserves d'oiseaux d'eau et de migrateurs dans la catégorie « 3 »[N 12],[48],[49]
Enfin, en vertu de la loi du sur la protection générale des rives du lac, l'Office cantonal du patrimoine et des sites a inscrit, depuis le , les rives du territoire communal dans le périmètre de cette protection[50].
Elle compte douze arrêts de bus : Caron, Centre sportif du Blanché, Chambésy-Place, Fontaine, Foretaille, Gare, La Fenêtre, Machéry, Palud, Penthes, Pierrière, Plage du Vengeron, Plage du Vengeron, Pregny-Mairie, Pregny-Village, Ravin.
Bien que l'autoroute A1 longe le territoire communal, Pregny-Chambésy ne dispose pas de sortie directe. Les accès les plus proches sont :
Sortie No 7 (Grand-Saconnex)
Sortie No 9 (Le Vengeron) via l'autoroute A1 (Genève Lac).
La route de Lausanne (prolongement de la Route principale 1, ou route de Suisse) traverse la commune le long du lac, reliant Genève à Bellevue. Par ailleurs, une route cantonale traverse le centre du village[N 14].
Le nom Pregny-Chambésy se prononce /prəˈɲiʃɑ̃bɛːˈzi/[57], et en arpitangenevois, il est rendu par Pregni-Sambèsi[N 15]. Toutefois, dans l’usage courant, la dénomination simplifiée Chambésy tend à prévaloir sur le nom officiel Pregny-Chambésy
Les noms Pregny et Chambésy trouvent leur origine dans des noms de personnes latins associés au suffixe celte -akos ou -acum, indiquant une propriété ou un domaine.Pregny dériverait de Prunius et Chambésy viendrait de Sambatius[59].
Ces dénominations remontent à l’époque romaine, où elles étaient mentionnées comme Fundus Priniacus et Sambatius. Leur orthographe a évolué au fil des siècles :
Le nom actuel de la commune n’est pas lié à la fusion de deux villages, mais résulte de l’évolution de leur importance respective. Initialement, Pregny regroupait les villages de Pregny et Chambésy. Cependant, au fil des années, la localité de Chambésy s’est développée davantage, surpassant Pregny en taille et en influence. En , sous l’impulsion du maire Raymond Perrot, le Conseil municipal adresse au Conseil d’État genevois une demande de modification officielle du nom de la commune[60]. Cette demande est acceptée, et la nouvelle appellation Pregny-Chambésy entre en vigueur le [61].
Dans les années , la commune était surnommée Le coteau des altesses, en raison de sa position dominante au sommet d’un coteau, offrant des vues panoramiques sur le lac et les montagnes.
Le territoire de la commune de Pregny-Chambésy, situé non loin du tracé de l’ancienne route romaine reliant Genève à Lausanne, est peut-être occupé dès l’époque néolithique. Par la suite, le lieu est habité par les Romains[N 21] puis par les Burgondes.
La première mention de Pregny date du XIIe siècle, bien que le Moyen Âge laisse plusieurs traces, telles que des voies historiques, les douves de l'île Calvin, ainsi que les vestiges des châteaux de Tournay et de Penthes[64].
Au Moyen Âge, Pregny dépend de la seigneurie de Tournay, elle-même sous l'autorité de la seigneurie de Gex et des comtes de Genève. Le territoire suit l’histoire du pays de Gex, qui connaît de multiples appartenances. En , le comte Amédée VI de Savoie réunit Pregny à son comté de Savoie, qui deviendra, en , le duché de Savoie. À l’échelle locale, Pregny est, à la fin du XIIIe siècle, le fief de la famille d’Anières (ou d'Aguières), puis, au siècle suivant, par alliance, de la famille des Genthod, qui possède le château de Tournay et l’ancienne maison forte appelée la « Tour aux moines ». En , Pregny est occupé par les troupes bernoises et genevoises, qui y introduisent la Réforme[65]. En , par le raité de Lausanne du 30 octobre 1564, les Bernois rendent le Pays de Gex, ainsi que Pregny, au duché de Savoie. Cependant, le duc Charles III de Savoie, fervent catholique et anti-protestant, accepte finalement de laisser le culte protestant dans ces villages, en réponse à la demande des pasteurs locaux[66].
Pregny occupe alors une position stratégique, aux portes du territoire de la République de Genève, dont la frontière est marquée par l’actuel chemin de l’Impératrice. Deux autres bâtiments fortifiés rappellent cette démarcation : le château de « Pregny-La-Tour » et la maison forte de Penthaz[46]. Les rives de Pregny sont également connues pour leurs carrières de molasse sous-lacustre de la Petite Pierrière, exploitées depuis la fin du Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle[N 22],[67],[68],[69],[70],[71].
Entre et , la république de Genève envahit et administre le Pays de Gex, incluant ainsi Pregny. Lors de ces incursions, les troupes genevoises détruisent de nombreuses maisons fortes savoyardes, comme le château de Tournay[72]. Huit ans plus tard, un changement politique majeur intervient en France : le , l’édit de Nantes, signé par Henri IV, étend et confirme les droits et sûretés accordés aux huguenots par des édits et traités antérieurs.
Après la guerre franco-savoyarde, plusieurs négociations politiques cruciales pour le Pays de Gex se préparent entre les cours de France et de Savoie. Genève, redoutant de perdre ce territoire qu’elle avait conquis et administré, entame des négociations avec Henri IV pour en conserver la possession. Cependant, Henri IV parvient à un accord avec le duc Charles-Emmanuel de Savoie et signe à Lyon, le , un traité par lequel il cède toute la région située sur la rive droite du Rhône, s’étendant de Genève à Lyon, incluant la Bresse, le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex[N 23]. Dès lors, Pregny fait partie du royaume de France.
La question religieuse dans cette région pose néanmoins de graves difficultés. Les habitants demandent à Henri IV de maintenir le protestantisme dans le Pays de Gex, ce à quoi le roi répond positivement, mais en exigeant que la « liberté de conscience » y soit respectée. Ce régime de « liberté de conscience » permet à de nombreux prêtres catholiques d’entrer sur le territoire gessien. François de Sales, évêque de Genève, tente de déposséder les protestants de leurs biens, en particulier ceux qui, avant la Réforme, appartenaient à l’Église romaine, et de les faire attribuer au clergé catholique. Il demande ainsi la restitution des temples du bailliage. À la mort d’Henri IV en , la réaction catholique devient plus forte à la cour de France et la seigneurie de Genève ne peut plus faire parvenir ses réclamations à l’autorité royale[73].
En , l’édit de Nantes est mis en vigueur dans le Pays de Gex. Les commissaires tranchent les conflits religieux de manière équitable et rédigent une ordonnance, le , stipulant que la dépossession des temples, cimetières et pensions ne serait exécutée que lorsque le roi aurait fourni des fonds équivalents aux biens retirés aux protestants. Toutefois, François de Sales parvient à influencer la reine régente et le Conseil, et un arrêt royal prescrit l’exécution de l’édit. Tous les bénéfices ecclésiastiques doivent être restitués au clergé romain, ainsi que les églises. Deux nouveaux commissaires, Benigne Milletot, conseiller au parlement de Dijon, et Pierre de Brosses, seigneur de Tournay, sont chargés de superviser l’exécution de l’arrêt. En , ils entreprennent la visite des paroisses du bailliage. Les protestants construisent de nouveaux temples pour remplacer ceux qu'ils ont dû restituer au clergé romain, réussissant à en rebâtir dans une vingtaine de villages[74].
Le , Louis XIV décide d’interdire le culte réformé dans tout le Pays de Gex. Par un arrêt du , les temples protestants doivent être démolis, et les destructions sont supervisées par Jean d'Arenthon d'Alex, successeur de François de Sales. La chapelle de Pregny, parmi d’autres, est détruite. Entre et , Jean d'Arenthon d'Alex décide de reconstruire une église catholique à Pregny. Avec la révocation de l'édit de Nantes et à la création de l'édit de Fontainebleau, le , de nombreux protestants de Pregny fuient vers Genève et le Pays de Vaud. Dès lors, Pregny redevient une commune catholique[75].
Dès le XVIIIe siècle, le territoire de Pregny connaît une période de transformations architecturales marquées par l’érection et la transformation de plusieurs bâtisses élégantes dans un style classique. Parmi les exemples notables, on trouve le château de « Pregny-La-Tour », qui devient plus tard le château de l'Impératrice, le château de Penthes, anciennement la maison forte de Penthaz, ainsi que les maisons de maître comme celle de La Coudira et le château du Reposoir[46].
Lors de la Révolution française de 1789, les habitants du pays de Gex, dont Pregny, se rallient au nouveau régime de monarchie constitutionnelle le . Dans le cadre de cette révolution, l'Assemblée nationale constituante adopte plusieurs décrets importants : le , la constitution des municipalités est proclamée, et le , elle convie les assemblées des citoyens actifs pour la composition des municipalités. Le , sur la demande du curé Romain Vulliet, 20 citoyens actifs se réunissent dans l'église de Pregny pour proclamer la constitution de la municipalité de Pregny[76]. Parallèlement, l'Assemblée nationale décidait le de supprimer les anciennes provinces pour les remplacer par des départements, et le pays de Gex est intégré à celui de l'Ain le .
Pregny subit ensuite un autre changement de régime le , avec la proclamation de la Première République française. Par la loi du , Pregny devient une commune du département du Léman. Après le coup d'État du 18 Brumaire, le , qui instaure le régime du Consulat dirigé par Napoléon Ier, et la proclamation du Premier Empire le , Pregny, comme le reste de l'Empire, connaît un réaménagement politique. En , Genève, chef-lieu du département du Léman, retrouve son indépendance et le territoire de ce département est divisé. Pregny est réaffecté au département de l'Ain.
Parallèlement au congrès de Vienne, qui réunit les pays vainqueurs de Napoléon Ier pour établir les conditions de la paix et redéfinir les frontières européennes, un autre événement décisif se déroule. Le congrès décide que Genève retrouvera son indépendance et verra son territoire agrandi. Ces changements s'accompagnent de négociations entre Genève et la Confédération Suisse pour un rattachement de Genève à celle-ci. Le second traité de Paris, signé le , acta la cession de Pregny et de cinq autres communes gessiennes à la Confédération Suisse[N 24]. Cette décision fut mise en œuvre le , lorsque les autorités françaises remirent officiellement ces territoires à la Suisse.
La remise officielle des communes de Pregny et des cinq autres communes gessiennes à la République et Canton de Genève a eu lieu le à Meyrin, en présence de Horace-Louis Micheli, commissaire fédéral, et de Charles Richard Tronchin, conseiller d’État genevois, ainsi que des maires et curés des six communes concernées[N 25],[77],[78]. Dès lors, plusieurs grandes familles genevoises s'installèrent à Pregny et y firent construire des châteaux et des maisons de maître. Parmi ces constructions figurent le château de Pregny, la maison de maître « Les Ormeaux », ou encore la maison de maître « La Petite Pierrière ».
Au sein du canton de Genève, la commune de Pregny se développe progressivement au cours du XIXe siècle. En , un premier bâtiment abritant à la fois l'école et la mairie est construit[79]. Le , la première voie ferrée traversant la commune est mise en service[80].
En , à la demande d'Adolph Carl von Rothschild, le pépiniériste et créateur de roses français Jean-Baptiste Guillot (père) crée un hybride de Rosier Bourbon, baptisé « Pavillon de Pregny ». Ce rosier porte ce nom en hommage à l’ancienne maison de maître située à l'emplacement du futur château de Pregny.
En , Pregny devient le lieu d'origine de la propagation du phylloxéra en Suisse. Cette année-là, Adolph Carl von Rothschild introduit des vignes anglaises dans ses serres à raisin au château de Pregny, mais celles-ci étaient déjà infectées[81]. Entre et , l'insecte se propage dans les communes de Pregny, Grand-Saconnex, Petit-Saconnex et Genthod. Les autorités ordonnent alors l'expropriation temporaire des vignes dans ces communes et leur destruction, mais la propagation de l'insecte ne peut être stoppée et atteint rapidement toute la rive droite du canton de Genève. Face à la disparition des vignobles, les viticulteurs genevois adressent plusieurs pétitions au département fédéral de l'agriculture entre et , demandant l'arrêt de la lutte contre le phylloxéra et l'autorisation de planter des vignes américaines, plus résistantes à la maladie. Le Conseil fédéral répond favorablement à cette demande et divise le canton en deux zones : dans l'une, la lutte continue, tandis que dans l'autre, la plantation de vignes américaines devient autorisée. Le , le Conseil fédéral décide de mettre fin à la lutte et autorise la plantation de vignes américaines dans tout le canton. L'examen des souches de vignes persiste encore quelques années dans les communes de Meyrin, Vernier, Grand-Saconnex, Petit-Saconnex et Pregny. Au total, 100 hectares de vignes sont infectés à Pregny, et 2 hectares sont perdus. La méthode de remplacement des vignes européennes par des vignes américaines se révèle être un succès, et elle est adoptée dans toute l'Europe pour lutter contre la propagation du phylloxéra[82],[83].
Entre et , Pregny est marquée par le Kulturkampf, un conflit culturel et religieux lié à l'affrontement entre l'État et l'Église catholique. Le gouvernement genevois décide de superviser le culte catholique, non pas par le pape, mais par l'État. Parallèlement, il fonde l'« Église vieille catholique », une Église catholique d'État, également appelée « Église catholique nationale ». Cette loi oblige les curés catholiques romains, salariés par l'État, à prêter serment d'allégeance aux lois de la République. De plus, les églises sont déclarées propriétés communales, avec la création de conseils de paroisse. Les églises des curés qui refusent de prêter serment sont confiées à l'Église catholique nationale. À Pregny, le Conseil municipal, en tant que propriétaire de l'église, décide que celle-ci continuera à être affectée au culte catholique romain. Cependant, le , Jean Bertrand, membre du Conseil de paroisse, réclame les clefs de l'église à la mairie, mais se voit refuser l'accès. Le lendemain, le secrétaire du Département de l'Intérieur, le commissaire de police et M. Bertrand se présentent à la mairie, cette fois au nom du Conseil d'État genevois, pour obtenir les clefs de l'église. Après un nouveau refus, la police change les serrures de l'édifice. Le , le maire Jean-Marie Panissod est révoqué par le Conseil d'État genevois, et l'église est attribuée à l'Église catholique nationale. Le Conseil municipal de Pregny dépose alors un recours au Tribunal fédéral contre ce qui est perçu comme une violation de la propriété privée. En , le Tribunal fédéral rejette le recours et valide la décision du Conseil d'État genevois. En signe de protestation et de fidélité à leur commune, les habitants de Pregny refusent d'utiliser l'église et continuent à célébrer l'office catholique romain dans la grange de Michel Deville, devenu maire. L'église restera fermée pendant cette période et rouvrira finalement en [84].
Le , la commune adopte officiellement un blason et un drapeau communal[85]. Deux ans plus tard, en , Pregny reçoit sa première installation électrique[85].
En , les frontières communales sud-ouest entre Pregny et Genève sont modifiées à la suite d'un échange de deux propriétés entre les deux communes[N 26],[86].
Dans les années et , de nombreux citadins achètent des terrains à Chambésy pour y aménager des jardins familiaux et de plaisance. Progressivement, l'exode urbain s'intensifie, et ces citadins choisissent de s'y installer de manière permanente. Ce phénomène entraîne, entre et , une première vague de grandes constructions dans la commune. Les terrains agricoles et jardins familiaux sont progressivement transformés en terrains de villas. Cette augmentation démographique fait que la localité de Chambésy dépasse celle de Pregny en termes de population. Par conséquent, le maire de l'époque, Raymond Perrot, décide de changer le nom officiel de la commune. Ainsi, à partir du , la commune est officiellement appelée Pregny-Chambésy[60]. En raison de la croissance de la population, l'école de Pregny devient trop petite. En , une nouvelle salle communale, annexée de deux salles de classe, est construite pour accueillir les élèves. Ce nouvel établissement est connu sous le nom d'école de la Fontaine.
Entre le et le , pendant la Question royale, le roi Léopold III de Belgique et sa famille (Lilian Baels, Joséphine-Charlotte, Baudouin, Albert II et Alexandre) se réfugièrent au château du Reposoir. Durant cette période, la famille royale s'intégra profondément à la vie locale. Les membres de la famille assistaient régulièrement aux offices à l'église de Pregny, se mêlant avec simplicité aux autres fidèles[87]. Le jeune Baudouin, âgé d'une quinzaine d'années, accompagnait fréquemment le facteur lors de sa tournée de distribution.
En , un vent puissant soufflant à 120 km/h décapita l'arbre le plus haut du canton, un séquoia, plus connu sous le nom de Wellingtonia. Ce géant végétal mesurait près de 50 mètres de hauteur, et son sommet était visible depuis de nombreuses régions alentours, notamment au-delà de Versoix, du Pays de Gex, et de la rive gauche genevoise du lac[84].
Le , une première ligne d'autobus fut introduite dans la commune[N 27],[60]
Entre et , le premier tronçon d'autoroute de Suisse, reliant Lausanne à Genève, fut construit en urgence en vue de l'Exposition nationale suisse de 1964 à Lausanne. La terre excavée lors de ce chantier fut déversée dans le lac, créant progressivement une nouvelle plage, l'esplanade du Vengeron[88],[89]. En , les frontières communales Nord et Nord-Est avec Bellevue furent modifiées en raison de la construction de l'Autoroute A1.
Le , un centre sportif et de loisirs est inauguré[90].
Grâce à sa proximité avec l'aéroport, le quartier des organisations internationales et la ville de Genève, la commune devient un lieu très prisé de la rive droite. Entre et , une deuxième vague de constructions importantes transforme la commune, avec la construction d'une centaine de nouvelles villas[91]. En , une deuxième école (l'école de Valérie) est ouverte, entraînant la fermeture définitive de l'ancienne école de Pregny. En , l'école de la Fontaine est démolie et remplacée par une nouvelle école plus grande.
En , la frontière communale au niveau de l'esplanade du Vengeron est fixée, et la même année, une modification de la frontière avec Genève a lieu en raison du réaménagement de l'accès à l'avenue d'Appia[92].
Enfin, entre et , la commune entre dans sa troisième vague de grandes constructions, marquée par une densification importante et des modifications des régimes de zones[93].
Évolution de l'urbanisation sur le territoire communal.
Toutes les communes genevoises de plus de 3 000 habitants sont dirigées par un Conseil administratif (exécutif). La commune de Pregny-Chambésy est dirigée par un Conseil administratif composé de trois membres[103]. Le Conseil administratif s'occupe de l'administration communale et de la gestion et de la conservation des biens communaux. Il doit exécuter les délibérations du Conseil municipal et peut soumettre des projets de délibérations à celui-ci[104].
Les trois membres occupent, à tour de rôle, la fonction de maire pendant une année[104].
Les conseillers administratifs sont élus tous les cinq ans par la population pregnote-chambésienne, au scrutin majoritaire avec un second tour si la majorité absolue n'a pas été atteinte au premier tour[105],[106].
Liste des maires puis des conseillers administratifs de Pregny-Chambésy
Entre 1790 et 1999, la commune de Pregny-Chambésy n'avait pas de Conseil administratif mais seulement des maires et des adjoints élus par la population[N 30].
Adjoint de 1800 à 1808. Étant citoyen genevois, donc étranger, il est destitué de ses fonctions de maire par le Sous-préfet de l'arrondissement de Gex.
Agriculteur. Fils d'Isaac-Jules Louis Panissod. Conseiller municipal de 1862 à 1869. Révoqué de ses fonctions de maire par le Conseil d'État pour ne pas avoir suivi les lois issues du Kulturkampf[107].
25 août 1875
2 octobre 1875
Edouard Bonnet (ad interim)
?
Premier adjoint qui remplit la fonction de maire ad interim en attendant une prochaine élection.
3 octobre 1875
2 juin 1878
Michel Deville (1828-1898)
?
Agriculteur. Député au Grand Conseil de 1862 à 1866.
Notaire. En poste pendant 30 ans. Conseiller municipal de 1911 à 1914. Décédé à la suite d'une congestion cérébrale dans la boulangerie de la Place de Chambésy, juste après avoir prononcé le discours de la fête nationale. Une plaque commémorative à son effigie a été apposée à cet endroit[110].
Conseiller municipal de 1955 à 1959 et de 1971 à 1979. Adjoint de 1975 à 1977. Il écrivit le livre Pregny-Chambésy, commune genevoise (Addenda 1978-1997) en 2000.
Directeur de l'entreprise de bâtiment et travaux publics F. Simond SA. Maire en 2007-2008 et 2010-2011. Conseiller municipal de 1983 à 1991. Président de l'Association des communes genevoises de 2009 à 2011.
Le Conseil municipal (délibératif) est composé de 19 membres et se réunit environ 10 fois par an. Le Conseil municipal exerce des fonctions délibératives et consultatives.
Les 19 membres occupent, à tour de rôle, la fonction de président du Conseil municipal pendant une année[114].
Les conseillers municipaux sont élus, tous les cinq ans par la population pregnote-chambésienne, selon le mode de scrutin proportionnel[115],[116]. Pour la législature du 1er juin 2020 au 31 mai 2025, le Conseil municipal est constitué de 8 membres du Parti Libéral-Radical, 6 de l'Alternative 4 centristes et une indépendante[117].
Les commissions sont distribuées selon le résultat proportionnel lors de l'élection de chaque partis. Pour la législature 2020-2025, dans chaque commission, le Parti libéral-radical a droit à 4 personnes, l'Alternative a droit à 3 personnes et Le Centre a droit à 2 personnes.
Composition actuelle du conseil municipal pour la législature 2020-2025.
La salle du Conseil Municipal dans le bâtiment de la mairie.
La salle du Conseil Municipal dans le bâtiment de la mairie.
L'élection du Conseil administratif n'a pas été soumise au vote le 15 mars2020 car il y avait autant de candidatures déposées que de sièges à pourvoir. Il s'agissait donc d'une élection tacite[120],[121].
Pregny-Chambésy compte 3 992 habitants au 31 décembre 2022 pour une densité de population de 1 232 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2019, sa population a augmenté de 3,4 % (canton : 10,1 % ; Suisse : 9,4 %)[2].
Évolution de la population de Pregny-Chambésy entre 1850 et 2020[124],[1]
En 2020, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 34,6 %, au-dessus de la valeur cantonale (33,9 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 23,3 %, alors qu'il est de 21,7 % au niveau cantonal[125].
La même année, la commune compte 1 847 hommes pour 1 956 femmes, soit un taux de 48,6 % d'hommes, supérieur à celui du canton (48,4 %)[125].
Pyramide des âges de Pregny-Chambésy en 2020 (%)[125]
Pregny-Chambésy est souvent considéré comme étant la commune la plus cosmopolite du canton. En 2013, pas moins de 53,7 % des résidents étaient des étrangers, le record à Genève[126],[127].
Statistiques cantonale de la population en juin 2022[128],[129]
La commune possède également une bibliothèque municipale, deux salles de gymnastique, une salle de rythmique et un centre de cuisine et parascolaire.
L'école de la Fontaine et l'école de Valérie font partie, avec l'école de la place du Grand-Saconnex et l'école du village du Grand-Saconnex, du même établissement scolaire. C'est-à-dire que ces quatre écoles ont une direction et un secrétariat commun[137].
Les enfants de la commune passent leur scolarité primaire dans les deux écoles publiques de la commune. Ils iront ensuite passer leur scolarité secondaire I (cycle d'orientation) au Collège des Colombières, à Versoix.
Statistiquement, entre 2019 et 2020, la commune compte 687 élèves (395 dans l'enseignement public et 292 dans l'enseignement privé)[138].
Le marché aux fleurs et plantons est un marché organisé, au printemps, par l'Amicale des sapeurs-pompiers de Pregny-Chambésy. Le marché se tient généralement au mois de mai.
La fête des promotions a lieu chaque année vers la fin du mois de juin. La fête commence dans le village, par un cortège se dirigeant vers l'école, suivi d'un discours des représentants de la commune avec des chants et un spectacle présentés par les élèves. La fête dure ensuite toute la nuit avec des carrousels, des jeux, danse, etc.
La fête nationale se déroule principalement sur le terrain de sport de Pregny. Discours, lecture du pacte fédéral, hymne national et autres chants folkloriques suivi d'un cortège aux flambeaux sont au programme et se termine par un feu d'artifice et le feu de joie.
Le Pregny Alp Festival (PAF) est le premier festival de folklore suisse du canton de Genève. Il se déroule généralement le premier samedi du mois d'août sur le terrain de sport de Pregny. Le festival regroupe traditions, musiques et aussi produits typiquement suisse[139]. Chaque année, des personnalités connues du milieu musical suisse sont invitées[N 33].
La fête se déroule, en premier lieu, dans la halle de gymnastique de l'école de Valérie avec des discours des autorités communale et religieuses (avec une alternance chaque années entre les Catholiques, les Protestants et les Orthodoxes) et des chants des élèves des écoles. La fête se déplace ensuite dans la salle communale où un repas y est organisé.
Pendant de nombreuses années, la commune était essentiellement agricole[N 34]; aujourd'hui, en raison de sa proximité avec la ville et des institutions internationales, la majorité des habitants de la commune travaillent dans le secteur tertiaire.
La commune comprend plusieurs grands domaines et demeures[144]. Si certains ont disparu, d'autres appartiennent à des collectivités publiques, des familles ou des entreprises. Plusieurs de ces domaines et demeures sont mis à disposition de missions étrangères.
Le château Malvand (ou de « La Malvande » ou « La Tour ») (1713-1718) : Demeure patricienne transformée à partir d'une résidence de campagne par Abraham Sauter. Appartient aux familles Ohayon et Lathion et laissé à l'abandon. Inscrit à l'inventaire genevois[151] ;
La « Villa Perrot » (dite également « Le château rouge » ou la « Grande Maison ») (1881-1883) : Manoir de style Louis XIII construit par Jacques-Élysée Goss(de) pour Adolphe Perrot. Appartient à la famille Mach. Inscrit à l'inventaire genevois, classée (avec le domaine) et considéré comme bien culturel d'importance régionale[152],[149],[148] ;
La villa « Rive-Belle » (1833-1836) : Villa de style néoclassicisme construite par Charles-René Pictet de Rochemont. Appartient à l'État de Genève et occupée par l’Institut Confucius (UNIGE). Inscrite à l'inventaire genevois[153] ;
La maison de maître « La Grande Pierrière » (ou « La Pierrière ») (milieu du XVIIIe siècle) : Maison de maître construite par Jean-Claude Battu puis ayant appartenu successivement à Caroline-Renée Turrettini, Jean-Adolphe-Amédée d'Arbigny, Edmond Boissier-Butini, Caroline Boissier-Butini et William Barbey. Appartient à la société Villa U SA. Inscrite à l'inventaire genevois[154],[155] ;
La maison de maître « Les Ormeaux » (1835-1836) : Maison de maître de style gothique anglais construite par Georges Haldimand. Appartient à l'État de Genève et occupé par la mission permanente de la République française et du désarmement auprès de l'ONU. Inscrite à l'inventaire genevois[157] ;
La maison de maître « Port Rothschild » (1858/1968) appartenant et occupée par la famille Fahmy Said ;
La maison de maître « Le Rivage » (1896) appartenant et occupée par la famille Wainwright. Inscrite à l'inventaire genevois[159] ;
La maison de maître « Les Jordils » (1887) appartenant et occupée par la famille Schneider. Inscrite à l'inventaire genevois[160] ;
La villa « La Favorite » (dite également « La Marjolaine ») (1902) appartenant et occupée par la famille Huttman ;
La maison de maître « Rive de Pregny » (dite également « La Poussière ») (1896) appartenant et occupée par la famille McCall MacBain. Inscrite à l'inventaire genevois[161] ;
La maison de maître « Port-sous-Pregny » (dite également « Maison Cartier » ou Pré du Pilon) (1857) appartenant et occupée par la famille Bahadourian. Inscrite à l'inventaire genevois[162] ;
La maison de maître « Île Calvin » (XVIe siècle) appartenant et occupée par la famille Snell-Cousin. Inscrite à l'inventaire genevois[N 35],[163],[164] ;
Les maisons de maître de « La Coudira » (XVIIIe siècle) appartenant aux familles Grey-Gehle & Aga Khan. Inscrites à l'inventaire genevois[165] ;
La maison de maitre « Mérimont » (1840) appartenant et occupée par la famille Aga Khan. Inscrite à l'inventaire genevois[166] ;
La maison de maître du Petit-Morillon (1832-1834) appartenant et occupée par la famille Velay. Inscrite à l'inventaire genevois[167].
La maison forte de la « Tour aux moines » (fin du XIIIe siècle) : appartenant successivement aux nobles d'Anières, Antoine Calvin et la famille Moine. Détruite au XVIe siècle[168];
Le château de « Pregny-La-Tour » (fin du XVe siècle) : maison forte avec dépendances appartenant successivement à Marie Grifferat, Alexandre de Sales et Joséphine de Beauharnais. Complètement transformé en 1810 pour donner le château de l'Impératrice[169];
La maison forte de Penthaz (XVIe siècle) : maison forte des seigneurs de Visency appartenant, par la suite, aux nobles de Saconnay, Marc Roset, l'Hôpital de Genève et Alexandre de Sales. Ce dernier rase la maison forte en 1761 et y construit l'actuel château de Penthes[170];
L'ancienne maison de maître « Le Rivage » (?) : Grande maison de la famille Budé appartenant, par la suite, à la famille Boissier (dont Valérie de Gasparin et Edmond Boissier). La maison en ruine, celle-ci est rasée en 1896 laissant place à l'actuelle maison de maître « Le Rivage »[171];
L'ancienne maison de maître « Rive de Pregny » (1807) : Maison appartenant successivement à Louise-Hélène-Henriette Miéville, Henri Baron, Antoine Bovy et Jaques-Louis Reverdin. Ce dernier démolit la maison en 1896 et construit l'actuelle maison de maître « Rive de Pregny »[172];
La maison de maître « Pavillon de Pregny » (1825) : Maison de style grec conçue par Luigi Bagutti ayant appartenu à Auguste Saladin de Lubières. Rachetée en 1855 par le Baron Adolph Carl von Rothschild qui l'a démolit en 1858 et construisit l'actuel château de Pregny[173].
La maison de maître « Les Pins » (dite également « Maison Cramer » ou « villa Roelbo ») (1853) : Maison de maître construite pour John-Abraham Bonnet. Elle a successivement appartenu à Jean-Martin Naef, Albert Firmenich-Bader, famille Cramer et Pierre Castel[174]. Détruite en 2021 par des promoteurs immobiliers afin d'y construire des immeubles.
La Campagne de Tournay est principalement composé de terres agricoles mais également de milieux naturels préservés.
Considérée comme le « poumon de verdure » de la commune, la Campagne de Tournay y tient un rôle capital en termes de conservation de la nature. Elle est traversée par un sentier et un point de vue panoramique s'y trouve également[182],[183].
Le total du milieu agricole communal intègre les surfaces cultivées ainsi que certaines prairies totalisant 18,5 % du territoire communal (soit 50 hectares). Les terres agricoles de la campagne de Tournay, elles, ont un total d'environ 35 hectares.
Le maintient de la zone agricole de la Campagne de Tournay est exigé par la Confédération comme surface d'assolement[184],[185].
Au-dessus des terres agricoles se trouve un terrain clôturé apparentant à la Fondation Baur. Ce terrain, inaccessible au public, sert de prairies extensives ayant un intérêt de « réserve naturelle » pour les animaux sauvages de la région (lièvres, chevreuils, renards, milans, chouettes, grenouilles, etc.) et est arboré de quelques arbres fruitiers (noyers, noisetiers, pommiers, etc.).
Le cadastre forestier fait état d’environ 30 hectares sur le territoire communal. Les deux principales petites forêts sont le bois de la Foretaille et le bois des Châtaigniers (dit bois Rillet).
L'étang des Écrevisses est un étang naturel situé dans la campagne de Tournay[187]. Laissé à l'abandon pendant de nombreuses années, la commune a effectué des travaux entre 1993 et 1995 pour recréer une zone de faune et de flore[188].
Les affluents qui alimentent l'étang en eau sont au nombre de deux et l'eau qui coule dans ces deux nants provient de cinq sources recensées sous la colline de Tournay[N 38].
Il convient également de relever la présence d'un étang situé sur la propriété du domaine de La Coudira. Cet étang est relié à l’étang des Écrevisses par le biais des structures naturelles linéaires qui permettent le déplacement de la petite faune[189].
Le territoire de Pregny-Chambésy est bordé à l'est par le Léman. Les rives du lac incluses dans le territoire, représentant un linéaire de 2 200 mètres, sont presque entièrement isolées de la voie publique (route de Lausanne) par des propriétés privées.
Réaménagée en 2016, dans l'ancien port de la villa « Rive-Belle », se trouve une roselière protégée[190].
Le centre sportif et de loisirs des châtaigniers (clos par une grille : l'accès est réservé aux habitants de la commune, munis d'un badge payant)[195],[192], (1978) ;
Grâce à sa position stratégique, tant géographique que politique, la commune a attiré et accueilli de nombreuses personnalités notables au fil du temps. Parmi celles-ci, on compte des membres de familles royales, mais aussi des figures politiques influentes, des leaders économiques, des artistes de renom, ainsi que des personnalités religieuses et bien d'autres acteurs clés de différents secteurs.
À l'origine, les armoiries devaient être une copie légèrement modifiée de celles de la famille de Brosses, propriétaire du château de Tournay de à . Cependant, la famille de Brosses n'étant pas éteinte, l'archiviste cantonal proposa d’en modifier légèrement les éléments, notamment en changeant les couleurs. Toutefois, ce projet ne suscita pas l’unanimité et fut rapidement oublié. Il fut donc demandé à l'archiviste de soumettre une nouvelle proposition[196].
Le , le conseil municipal adopte les armoiries actuelles, qui symbolisent, par la couleur bleue, le ciel et le rivage sinueux du lac, et, par la couleur jaune, les moissons d’or de la colline[197].
« Le Conseil municipal adopte pour armoiries de la commune un écu dans lequel les couleurs traditionnelles de Pregny, le bleu et le jaune, seront disposées en un écartelé en sautoir ondé. »[85]
« Écartelé en sautoir ondé d'azur et d'or. »
Armoiries officielles de la commune de Pregny-Chambésy
La plupart des sources proviennent de l'ouvrage Pregny-Chambésy, commune genevoise de Guillaume Fatio et Raymond Perrot et de l'ouvrage Pregny-Chambésy, commune genevoise (Addenda 1978-1997) de Pierre Heiniger.
↑Bien que l'accès au lac y demeure relativement limité, avec seulement trois points d'accès disponibles.
↑La commune de Pregny-Chambésy se situe à une altitude moyenne de 416 m. Son point culminant, à 466 m, se trouve au lieu-dit Les Crêts, précisément au croisement du Chemin des Crêts-de-Pregny et du Chemin de la Riole. À l’inverse, son point le plus bas, à 374 m, se situe au bord du Léman, au lieu-dit Le Reposoir.
Le jardin de la « Maison Bouvier » (Chemin de Valérie 14) ;
Le cimetière de Chambésy.
↑La catégorie 3 interdit la chasse, mais n'impose aucune restriction en matière de navigation.
↑La commune était desservie par les lignes V et Z depuis respectivement 1992 et 1952. Depuis le 9 décembre 2018, ces deux lignes ne passent plus par Pregny-Chambésy et sont redéployées sur de nouveaux itinéraires en correspondance avec la ligne 20.
↑La route cantonale, traversant la commune, commence du quartier des Nations, à Genève, et fini au lieu-dit Grand-Pré, au Grand-Saconnex. La route de Pregny, le chemin de Chambésy, le chemin de la Fontaine, le chemin de Valérie et l'avenue de la Foretaille constituent cette route cantonale.
↑Le dernier patoisant de la commune, Jean-Marie Panissod, est mort en 1911[58].
↑Ce lieu-dit est une ancienne « colonie maraîchère » exploitée des années 1920 jusqu’au début des années 1960. Les parcelles étaient composées d'une maison individuelle occupant le centre de la parcelle, la surface libre étant réservée à la production professionnelle de fruits et légumes. Ce périphérie a probablement été planifié en concertation avec les autorités sanitaires du canton pour fournir un travail aux victimes guéries de la tuberculose.
↑Ce lieu-dit trouve son principe d’unité dans la parcelle d’un seul tenant de l'ancien grand domaine de La Malvande. L’exploitation agricole a été anoblie par la construction du château en 1713 et des deux corps de ferme en 1774. Le lotissement de la partie située à l’ouest du tracé ferroviaire a commencé au début des années 1950 et celui qui lui a succédé à l’est, dix ans plus tard.
↑Dans ce lieu-dit, on observe couramment, dans les zones de terres labourées des anciens finages agricoles, des groupes ou blocs de parcelles juxtaposées, à la fois très longues et très étroites. Techniquement, cette disposition permettait aux paysans de cultiver ces terres avec un minimum de retours de charrue ; du point de vue de l’histoire des institutions, ces fractionnements témoignent de certaines modalités du partage successoral ; enfin, du point de vue agronomique, on peut y voir l’indice d’une rotation des cultures, pratiquée individuellement ou collectivement.
↑« La tradition dit que c'est un homme nommé Deville qui bâtit la première maison à Roilbot. Étonnés de son choix, les habitants lui dirent : « Tu ferais mieux de construire dans les marais de Roillebeau » D'où Deville était originaire ; il s'agit de Roillebeau qui se trouve sur la rive gauche du lac près de Vésenaz ; de là, dit-on, l'origine de cette appellation »[63].
Ce lieu-dit se situe entre les hameaux de Chambésy-Dessus et Chambésy-Dessous. Roilbot faisait partie, jusqu’à la prolongation en 1930 du chemin de Roilbot en direction du chemin de la Fontaine, de la ceinture continue de vergers, de prés, de vignes et de cultures maraîchères qui entourait les deux noyaux villageois. Avant d’être prolongé vers le nord, le chemin de Roilbot se terminait en impasse devant le principal domaine agricole de cette ceinture, nommé « domaine du Grand-Pré ». La prolongation du chemin au moyen d’une authentique percée à travers les bâtiments d’exploitation de cette ferme (qui subsiste encore et continue d’enjamber la voie publique) a eu pour effet de détacher la partie orientale du domaine. Ce groupe de parcelles s’est trouvé désormais contraint à faire « îlot commun » avec la Campagne Roilbot, contiguë à l’est.
↑Saisis entre 1936 et 1959, les 35 lieux-dits se composaient des lieux-dits actuels auquel s'ajoute : Bois de Foretaille, Ile Calvin, Le Rivage, Les Jordils, Les Ormeaux, Mérimont, Monthoux, Petite Pierrière et Port de Pregny la Tour.
↑Un sol en mortier et des briques concassées ont été retrouvés sous les maisons de maître de «La Coudira» en atteste la construction d’une villa gallo-romaine à cet emplacement.
↑La pierre extraite des carrières sous-lacustres de la Petite Pierrière a servi à construire plusieurs édifices emblématiques de Genève. Elle a été utilisée pour la construction d’une partie de la cathédrale Saint-Pierre, de la face occidentale de l'hôtel de ville, de la Maison Tavel, du château de Tournay, ainsi que de plusieurs maisons de la place du Bourg-de-Four.
↑« à condition qu’il ne pourrait être détaché sous aucun prétexte ». Cette clause était destinée à couper court à toute réclamation éventuelle des Genevois.
↑Pour Pregny, le maire était Marc-François Vuaillet (fils) et le curé M. Baud.
↑La maison de maître Le Bocage et la maison de maître Le Petit-Morillon.
↑Le parcours de la ligne d'autobus était : Genève-Chambésy-Collex-Bossy.
↑La première mention de cette famille date de 1664 avec Amy Deville.
↑La première mention de cette famille date du 7 mars 1534 avec Guillaume Dupuis jadis orthographié « Du Puys »[100].
↑Certaines dates ne sont pas précises car il existe plusieurs contradictions entre les dates inscrites dans les archives communales, le livre historique de la commune et le panneau à l'entrée de la mairie.
↑Toutes les dates où ces personnes ont été maire ne sont pas connues.
↑Le bureau de l'arrondissement administratif de l'état civil « Rive droite du lac » regroupe les communes de Bellevue, Céligny, Collex-Bossy, Genthod, Grand-Saconnex, Pregny-chambésy et Versoix.
↑En 1790, la Commune refermait environ 811 poses de terre de rapport, à savoir : 82 poses de vignes, 342 poses de champs, 321 poses de prés et 70 poses de bois taillis.
↑« Les "anciens" indiquent que les sources proviennent du Jura ou du Mont-Blanc en étant siphonnées sous le lac. À ce jour, il n'a pas été possible de démontrer leur provenance »[189].
↑« Lors de la construction de la première maison dans ce lieu si écarté, celui-ci baptisé Le Tonkin par un facteur facétieux qui trouvait le tracé de son parcours un peu trop allongé du fait de cette construction nouvelle dans un terrain très ensoleillé »[réf. nécessaire]
↑Conseil d'État, « Arrêté relatif au classement d'une propriété à Pregny », Feuille d'Avis Officielle (FAO), (lire en ligne [PDF])
↑République et canton de Genève : Département du Territoire (DT) : Office du patrimoine et des sites (OPS), « Objet no 2011-26138 : Propriété du Reposoir » , sur ge.ch, (consulté le ).
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