Grenade-sur-l'Adour | |||||
L'église de Grenade-sur-l'Adour. | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
Département | Landes | ||||
Arrondissement | Mont-de-Marsan | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes du Pays grenadois (siège) |
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Maire Mandat |
Odile Lacouture 2020-2026 |
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Code postal | 40270 | ||||
Code commune | 40117 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Grenadois | ||||
Population municipale |
2 414 hab. (2022 ![]() |
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Densité | 122 hab./km2 | ||||
Population agglomération |
3 002 hab. (2022) | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 43° 46′ 37″ nord, 0° 25′ 42″ ouest | ||||
Altitude | Min. 48 m Max. 84 m |
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Superficie | 19,72 km2 | ||||
Type | Bourg rural | ||||
Unité urbaine | Grenade-sur-l'Adour (ville-centre) |
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Aire d'attraction | Mont-de-Marsan (commune de la couronne) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton d'Adour Armagnac | ||||
Législatives | Troisième circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Liens | |||||
Site web | www.grenadesuradour.fr | ||||
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Grenade-sur-l'Adour est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.
Ses habitants sont appelés les Grenadois.
La commune est située au bord de l'Adour et de la route nationale 124, entre Aire-sur-l'Adour et Mont-de-Marsan.
Elle s'étend sur près de 2 000 hectares. Elle doit son paysage de barthes au passage de l'Adour qui matérialise la limite sud de son territoire.
Les communes limitrophes sont Bascons, Bordères-et-Lamensans, Castandet, Larrivière-Saint-Savin, Maurrin et Saint-Maurice-sur-Adour.
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
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Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1990 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[8]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
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Température minimale moyenne (°C) | 1,9 | 2,4 | 4,4 | 6,5 | 10,7 | 13,7 | 15,2 | 15,2 | 11,9 | 9,3 | 5,1 | 2,5 | 8,3 |
Température moyenne (°C) | 6,5 | 7,6 | 10,6 | 12,4 | 16,7 | 19,7 | 21,5 | 21,7 | 18,4 | 14,9 | 9,7 | 6,7 | 13,9 |
Température maximale moyenne (°C) | 11 | 12,9 | 16,7 | 18,4 | 22,7 | 25,7 | 27,8 | 28,2 | 24,9 | 20,4 | 14,2 | 10,9 | 19,5 |
Record de froid (°C) date du record |
−9,5 27.01.07 |
−10,5 12.02.12 |
−9,5 01.03.05 |
−4 04.04.1996 |
1 05.05.19 |
4,5 01.06.06 |
7,5 04.07.1990 |
6 30.08.1998 |
2 25.09.02 |
−3,5 25.10.03 |
−8 17.11.07 |
−12 25.12.01 |
−12 2001 |
Record de chaleur (°C) date du record |
21,5 13.01.1993 |
27 27.02.19 |
29 20.03.05 |
33,5 08.04.11 |
35 30.05.01 |
41,5 21.06.03 |
40,5 19.07.16 |
40,5 17.08.12 |
37,5 12.09.16 |
32,5 01.10.1997 |
27,5 06.11.15 |
22 07.12.00 |
41,5 2003 |
Précipitations (mm) | 89,2 | 80,2 | 76,4 | 92,1 | 87,9 | 65 | 56,9 | 70,6 | 73,8 | 90,9 | 106,5 | 94,3 | 983,8 |
Au , Grenade-sur-l'Adour est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de Grenade-sur-l'Adour[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[10],[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[11]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63 %), zones agricoles hétérogènes (11,7 %), forêts (10 %), zones urbanisées (8,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
124 odonymes recensés à Grenade-sur-l'Adour au | |||||||||||||||
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Allée | Avenue | Bld | Chemin | Cours | Impasse | Passage | Place | Quai | Rd-point | Route | Rue | Square | Villa | Autres | Total |
3 [N 1] | 8 | 0 | 33 | 0 | 12 | 0 | 5 [N 2] | 0 | 0 | 4 [N 3] | 58 [N 4] | 0 | 0 | 1 [N 5] | 124 |
Notes « N » |
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Sources : rue-ville.info & OpenStreetMap |
Le territoire de la commune de Grenade-sur-l'Adour est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Adour. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1989, 1991, 1999, 2009 et 2014[17],[15].
Grenade-sur-l'Adour est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[18],[19].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. Aucune partie du territoire de la commune n'est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 076 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 1991 et par des mouvements de terrain en 1999[15].
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[22].
Le nom de Grenade, dérivé de « Terra granata », évoquerait une terre propice aux céréales[23]. Il est inspiré de celui de Grenade en Espagne, ville riche qui devait être perçue comme un Eldorado. Au moment de la fondation de la bastide des Landes en 1322, ce nom avait déjà été utilisé pour celle de Grenade, en Haute-Garonne, en 1290. En 1962 est ajouté officiellement l'extension « sur-l'Adour », du nom du fleuve bordant la cité, pour la différencier des villes homonymes[24].
L'Histoire de Grenade débute au cours du Moyen Âge tardif. Sa fondation s'inscrit dans un mouvement de création de bastides dans la vicomté de Marsan entre le XIIIe siècle (Saint-Gein, vers 1284) et le XIVe siècle (Cazères en 1314, Hontanx en 1331).
Grenade est une bastide fondée le 2 mai 1322 par paréage entre la comtesse Jeanne d'Artois, nièce du roi Louis IX (Saint Louis), et Jean de Chanauld, commandeur de l'hôpital de Saint-Antoine de Goloni, à Bats. Jeanne d'Artois est également la veuve du comte Gaston Ier de Foix-Béarn et la tutrice de son fils, Gaston II de Foix-Béarn, vicomte de Marsan. La ville nouvellement fondée a la particularité d'être défendue par un fleuve, un mur d'enceinte et un fossé, qui ont laissé les noms de rue « des remparts », des « anciens fossés », du « chemin de ronde », ayant conservé maisons à colombage et pontets[24].
La surface intra muros est un rectangle de 230 x 140 m, la place centrale des Tilleuls mesure 75 x 70 m (5 250 m2), faisant d'elle l'une des plus importantes des bastides landaises. Elle reste bordée jusqu'au XIXe siècle de couverts sur ses quatre côtés, qui constituaient des portions de rues à part entière. Toutes les routes menant à Grenade se rejoignaient sur cette place. Elle accueille alors foires et les marchés, consacrant sa vocation commerciale en lien avec le transport fluvial de céréales via ses installations portuaires sur l'Adour avec le port de Dax et le port de Bayonne en aval[23].
La bastide de Grenade se dote dès sa fondation d'une charte de franchises, accordant à ses habitants des droits et des libertés, bien avant la Révolution française, parmi lesquelles figurent les cas suivants[24] :
La première mention d'un curé de Grenade date de 1340, elle concerne Nicolas de Fabrica. Le premier pont en bois sur l'Adour est érigé en en bois 1358 à l'angle sud est de la place. Il est régulièrement détruit par les guerres et les crues avant d'être rebâti[24].
Le roi Charles VII de France fait étape à Grenade en 1422 lors d'une campagne contre le roi d'Angleterre pendant la guerre de Cent Ans. L'actuelle église Saint-Pierre-et-Saint-Paul date de la deuxième moitié du XVe siècle[24].
Grenade est prise par les troupes protestantes en 1569 à l'occasion des guerres de religion[Note 8]. L'église subit des dommages à cette occasion avant d'être remaniée au XVIIIe siècle puis classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (portail ogival, très belle descente de croix encadrée par le retable, chœur orné de boiseries, chaire du XVIIIe siècle)[23].
En 1620, le roi Louis XIII s'arrête à Grenade lors d'une campagne contre les Protestants[Note 9]. Le couvent des Capucins de Grenade-sur-l'Adour est fondé en 1642. Devenu bien national en 1792, il est de nos jour un relai paroissial[24].
Le plan de la ville de 1742 indique la présence d'une halle surmontée d'un campanile au milieu de la place centrale. En 1755, les murailles sont modifiées pour faciliter l'extension et la circulation, et de nouveau en 1814[23].
La commune de Grenade est créée en 1790. La halle de la place centrale est détruite en 1794. La commune de Grenade devient chef-lieu de canton en 1800[24].
Le 1er mars 1814, le pont en bois à l'angle sud est de la place est coupé pour faciliter le repli de l'armée napoléonienne vers Toulouse pendant la campagne d'Espagne. L'armée anglo-espagnole le restaure dès le lendemain, 2 mars 1814, date de la bataille d'Aire-sur-l'Adour. En 1840 est édifiée une fontaine jaillissante sur la place centrale. Elle est reconstruite en 1955, à la suite de l'effondrement de sa vasque, provoqué par des conscrits en goguette. Dans les premières années du XIXe siècle, les courses landaises sont pratiquées sur la place centrale. Un siècle plus tard, et jusqu'en 1946, c'est l'actuelle place des Déportés, face à l'hôtel de ville, qui sert régulièrement d'arènes[24].
Le pont en bois à l'angle sud est de la place est reconstruit en métal sur piles maçonnées de 1922 à 1925[24].
Le 8 juin 1944, deux jours après le débarquement de Normandie, les Forces françaises de l'intérieur passent depuis Alger l'ordre suivant :
C'est dans ce cadre que le premier adjoint au maire, le capitaine René Vieille, donne à ses hommes sa première directive, concernant la récupération de conteneurs contenant des armes. Le 12 juin 1944, René Vieille annonce à François Brousse, maire de la commune, qu'il prend en charge les opérations militaires. Il met en place un poste de commandement du Corps Franc grenadois dans la commune limitrophe de Larrivière, avec un bureau de recrutement de F.F.I. La dizaine d'engagés volontaires reçoit armes, munitions et se voit dispenser une brève instruction militaire[25].
Un commando est formé. Dans la nuit du 12 au 13 juin 1944, il prend position derrière le mur de la propriété du château Marrast à Bordères. Après trente minutes d'attente, un détachement allemand se présente. Le capitaine René Vieille ouvre le feu, suivi de la rafale d'un fusil mitrailleur. Les soldats allemands sont touchés et René Vieille est tué. Huet prend le commandement. Une colonne de phares annonce l'arrivée d'un convoi allemand. Huet ordonne le repli du commando qui parvient à fuir et se disloque. Pendant ce temps, les éclaireurs allemands découvrent les corps des leurs. Le convoi s'arrête, les projecteurs balaient la campagne, le château de Marrast et les fermes des alentours sont encerclés. Les propriétés sont fouillées, le corps de René Vielle est découvert, onze habitants sont alignés contre les murs, mis en joue, les mains en l'air et interrogés. Ils sont terrorisés mais auront la vie sauve : en effet, les soldats allemands, après avoir visité toutes les habitations, volé de la nourriture et chargé leurs morts et blessés, quittent les lieux. Le convoi prend la direction de Grenade pour y mener sa vengeance et ses représailles[25].
Le convoi allemand s'arrête dans plusieurs propriétés. Leurs habitants sont malmenés, parfois blessés. Ils sont tous conduits sous bonne garde sur la place de la course, encerclés par des soldats équipés d'armes automatiques et de grenades. Un avion survole la scène et tire des coups de feu. Tandis que la place se remplit peu à peu, des bâtiments publics et privés sont incendiés. La température caniculaire de l'après-midi accentue le désarroi des habitants, inquiets et impuissants. Les Allemands procèdent à des contrôles d'identité et libèrent femmes et enfants. Trois heures après le début des violences, 25 otages sont retenus et sont embarqués par camion en direction de Mont-de-Marsan. Parmi eux, le maire et le deuxième adjoint. Six autres suivront dans un deuxième convoi. Les habitants, livrés à eux-mêmes, tentent avec de faibles moyens d'éteindre les incendies pour éviter la propagation de flammes. La pompe à incendie est mise en œuvre mais elle est insuffisante face à l'étendue du brasier. Une chaîne humaine avec des seaux se met en place depuis l'Adour. Un comité d'entraide se met immédiatement en place pour assister les sans-abris. René Vieille est inhumé le 15 juin 1944 dans le cimetière d'Eugénie-les-Bains en présence d'une foule nombreuse, incluant des membres de la résistance locale, venue lui rendre hommage malgré le danger[25].
Les 31 otages sont enfermés à la maison d'arrêt de Mont-de-Marsan, où ils subissent des interrogatoires impitoyables. Aucun ne parlera. L'un d'entre eux est libéré le lendemain de son arrestation, sept autres sont libérés le 16 juin 1944. Les 23 otages restants sont transférés le 21 juin 1944 au fort du Hâ, à Bordeaux, où ils sont séparés les uns des autres, enfermés avec des détenus de droit commun et vêtus d'une tenue de bagnard marquée d'une étiquette rouge de « terroriste ». Le 26 juin 1944, trois d'entre eux sont libérés et un quatrième parvient à s'échapper avec la complicité d'un gardien originaire du même village que lui. Dix-huit otages sont déportés le 28 juin 1944 par wagon à bestiaux au départ du quai de Paludate de la gare de Bordeaux, le dernier décède le 29 juin 1944 de ses blessures. Au bout de dix jours d'un trajet extrêment lent, le convoi arrive au camp de concentration de Dachau, le 7 juillet 1944. Un des otages, à peine tatoué, est étonnamment libéré dès le 8 juillet 1944. Le 22 avril 1945, trois Grenadois sont libérés du camp d'Allach où ils avaient été transférés, quatre autres sont libérés le 30 avril 1945 du camp de Dachau. Les onze autres ont péri des mauvais traitements reçus, le plus jeune avait 17 ans[25].
En juin 1948, Grenade-sur-l'Adour faisait ériger une stèle sur la façade principale de l'hôtel de ville. Le 11 novembre de cette même année, la ville est citée à l'ordre du corps d'armée par le secrétariat d'État aux forces armées (guerre) recevant le , la Croix de guerre avec étoile de vermeil.
Un odonyme (route du 13-Juin-1944) rappelle également cet évènement.
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Blasonnement :
de gueules à la barre cousue d'azur chargée de trois fleurs de lys d'or à plomb, accompagnée, en chef, d'une gerbe de blé du même et, en pointe, d'un archange contourné aux ailes abaissées d'argent tenant dans ses mains les deux parties d'un chaînon brisé du même * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.
Commentaires : Devise: « terra granata » (terre fertile en grains).
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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32]. En 2022, la commune comptait 2 414 habitants[Note 13], en évolution de −4,09 % par rapport à 2016 (Landes : +5,78 %, France hors Mayotte : +2,11 %). |